Propagande anti-russe et guerre médiatique via twitter pour ne pas répondre aux vrais questions
Enfant de l'est de l'Ukraine arrivé en Crimée, Simferopol |
Suite au putsch de Kiev, nous avons vu,
et ce blog l'avait rapporté, que le peuple de l'est et du sud du
pays n'approuvait pas la destitution du président et pour se
prémunir de décision anti-démocratique (que ce soit concernant le
status de la langue russe en Ukraine ou le retrait de l'interdiction
d'apologie du nazisme par exemple ou encore l'interdiction des
chaînes de télévision russes), et bien des mouvements se sont
créés pour demander plus de pouvoir aux régions et donc une
fédéralisation de l'Ukraine.
Cette fédéralisation n'était pas
tolérable ni pour les putschistes ni pour les autorités
occidentales craignant de perdre les seules régions solvables du
pays, et ne pouvant accorder de crédit s'il n'y avait de gages en
contrepartie. Ainsi, tous les médias ukrainiens relayés sans le
moindre scrupule par les médias occidentaux ont parlé depuis le
premier jour de terroristes, de séparatistes, de traître à la
patrie et d'agents russes. Il n'y avait pourtant aucune surprise puisque même avant le
putsch, certaine régions avaient prévenu qu'elles ne se
considéreraient plus comme faisant partie de l'Ukraine si le
président était destituée. On peut même qualifier la position de
fédéralisation comme modérée à ce moment là. Il y avait
évidemment des personnes voulant intégrer la fédération de Russie
mais elles n'étaient que très minoritaires dans le Donbass, pourtant ce sont leurs
paroles qui faisaient le tour des ondes afin d'appuyer la version
occidentale.
Les pressions de Kiev sur l'est et le
sud augmentant, l'interdiction du partis des Régions et du parti communiste
sans cesse à l'ordre du jour faisant, les anti-maidan persécutés,
ces mouvements ont du se radicaliser pour ne pas finir emprisonnés
ou supprimer par des hommes armés et ainsi, l'idée même de fédéralisation enterrée par les
pro-putsch, il ne restait plus que la proclamation et donc la
scission en République indépendante approuvée par referendum pour
l'oblast de Donetsk.
Kiev ne l'entendant pas de cette
oreille et le FMI conditionnant ses aides (crédit) pour Kiev à la
maîtrise des régions de l'est du pays, nous en sommes arrivé
aujourd'hui à une situation de guerre civile. Je ne vais pas
m’épancher sur les crimes de guerre et crimes contre l'humanité,
ni contre les assassinats sommaire de ses propres troupes en cas de
refus d'obéissance, le blog les-crises.fr faisant un travail
remarquable depuis 3 mois, il suffit de le suivre pour avoir une idée
plus juste de la situation en Ukraine et un contrepoids de valeur aux
pseudo faits exprimés dans nos journaux.
Donc cela fait maintenant plusieurs
semaines qu'une opération anti-terroriste commandé par Kiev sévit
dans l'Est du pays, et sans réussir à prendre le contrôle de la
régions les forces armées arrivent tout de même à des situations
de gang mafieux comme par exemple la liquidation de policiers ayant
refusés de disperser la foule du 9 mai à Mariupol., les tirs en
hélicoptères sur des soldats ne voulant pas tirer sur la
population, les tirs sur des lieux et bâtiments publics comme un
hôpital psychiatrique, un hôpital pédiatrique.
Afin de sensibiliser l'opinion public
sur ces crimes de guerre, un hashtag s'est constitué sur twitter où
le peuple de l'est se prend en photo dénonçant les victimes civiles
de l'opération antiterroriste mené par Kiev ; il s'agit de
#savedonbasspeople. Vu son succès il fallut que l'empire
contre-attaque et le 28 mai voilà un appel
à publier sur
cette page de vk qui s'appelle d'ailleurs révolution / euromaidan / pravyi
sektor:
http://vk.com/wall-55297091_397952
http://vk.com/wall-55297091_397952
et ils invitent donc les gens à
publier l'exact opposé, c'est-à-dire qu'il faut sauver le peuple des saboteurs
russes.
Et si vous visitez le hashtag en
question selon le moment vous pourrez voir soit l'une soit l'autre
version. Notez que la page vk associant euromaidan à pravyi sektor possède 477000 abonnés; à l'attention de qui prétend pravyi sektor minoritaire et infime parmi le mouvement, on remarque que pour près de 480000 personnes, ça n'a aucune conotation péjorative d'être associer à Pravyi sektor, la question est donc réellement d'importance et des articles de fond pourront éclaircir les raisons, quoi qu'il en soit, cela n'a rien de minoritaire.
On a peut-être un éclaircissement
avec l'information suivante à la question de qui a peur le peuple du Donbass. Étant en situation de guerre civile, les habitants
de l'est font des demandes pour envoyer leurs enfants ailleurs
quelques temps en espérant qu'à leur retour la situation se soit
calmée.
Et ce faisant où donc ces enfants sont
envoyés ? A Kiev où l'on prendra soin d'eux et les protégera
des méchants russes ? Ou dans les Carpates où l'on a recréé un centre de vacance pour remplacer le célèbre centre proche de
Yalta passé en territoire russe après le référendum ?
Et bien non, c'est bien dans le centre
pour enfant original de Artek que ces enfants sont envoyés au soleil
et donc en territoire russe.(http://crimea.kp.ru/online/news/1749809/)
Alors voilà donc ma question, pourquoi
les parents qui seraient terrifiés par les saboteurs russes
enverraient-ils leurs enfants, la chair de leur chair... chez les
Russes ? Ou dans l'autre sens, pourquoi, si l'armée ukrainienne
est censée les protéger, les parents n'envoient-ils pas leurs
enfants dans le nouveau centre Artek-Carpate ou ailleurs en
Ukraine ?
Évidemment, la réponse devient
limpide, les gens de la Commune n'auraient pas envoyé leurs enfants
aux Versaillais. Ainsi et pour ne pas répondre à cela, on trouve dans les
médias ukrainiens une diversion pas très futée, qui ne sert qu'à
persuader leurs croyants.
Puisque les enfants sont arrivés sain
et sauf à Simferopol, on met sur le compte de médias russes un gros
mensonge qu'ils auraient publié, à savoir que les forces
pro-Kiev aurait tirés en direction des bus des enfants. Il faudra
m'expliquer en quoi le fait que les enfants soient arrivés à
Simferopol prouverait que c'est un mensonge. Je ne peux pas être
exhaustif sur les articles des médias russes, mais ce que moi j'ai lu
c'est effectivement qu'ils ont écrit que des tirs ont eu lieu en
direction des bus d'enfants mais qu'heureusement aucune victime
n'étaient à déplorer. Bref, ça évite de se poser la question
pourquoi envoyer les enfants en territoire russe et pas ailleurs en
Ukraine.
Ainsi on s'aperçoit que ces médias
n’entraînent que leurs convaincus avec eux mais avec internet et
le bon sens des gens face à eux, c'est toujours plus de monde qui
se rend compte de leurs mensonges et des mensonges de nos journaux
occidentaux.
La phase d'exagération exporter à l'international:
1/ Un des articles russes citant le porte-parole du maire de Slaviansk disant qu'il y a eu des tirs
autour des bus, que les véhicules sont restés 5 heures arrêtés
aux postes de contrôle de la garde nationale et qu'il y avait donc
une situation dangereuse autour des enfants même si heureusement il
n'y a eu aucun blessé.
2/ De là nous passons à un article de LB qui dit simplement que
les médias russes ont dit que les bus d'enfants avaient subi des
tirs (sans aucune information complémentaire laissant s'imaginer ce
que l'on veut).
3/ Et voilà arrivé la traduction en anglais par euromaidanpr, qui reprend l'article de LB et qui
pense au monde entier qui va lire cela. On traduit donc que les
médias russes ont dit que les bus d'enfants avaient été
bombardés !
On passe donc de tirs sans blessé à
tirs sans plus de précision, puis à bombardement. Et pour expliquer
que c'est un mensonge, la preuve c'est que les enfants sont arrivés
à destination ! On est dans de la manipulation grossière et je
reformule ma question au cas ou quelqu'un veut me trouver une réponse
aussi fulgurante que la non-démystification d'un soit-disant
mensonge :
Pourquoi les parents de l'est de
l'Ukraine, dans une situation de guerre civile et s'ils ont
soit-disant peur des saboteurs russes, envoient-ils leurs enfants en
Crimée et non à Kiev ?
Jusqu'ici je n'ai trouvé qu'une réponse, c'est que ce n'est pas des russes qu'ils ont peur !
Gigi Houille
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