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mercredi 13 mai 2015

Le programme économique de l'Allemagne nazie

Le 22 juin 1940, en tant que grand chef du plan quadriennal, Herman Göring a ordonné qu'on réfléchisse à l'organisation économique de l'Europe après la guerre. Suite à cela, la chancellerie du Reich produisit un memorandum le 9 juillet 1940 qui servira de base pour l'organisation de la nouvelle Europe économique voulue par les nazis. Dans ce mémorandum, on y trouve quelques pistes de travail :
"Les parties de l'Europe sous l'influence de l'Allemagne doivent être unifiées de la même façon que d'autres zones continentales, par exemple les États-Unis et la Russie. Cette création d'une zone économique à l'échelle européenne a été empêchée arbitrairement après la Première Guerre mondiale par le traités de Versailles"
idée: zone économique européenne
"un des problèmes a été que le traité de Versailles (et suivants) a créé 7000 km de nouvelles frontières douanières."
idée:  les frontières sont des obstacles
"Les monnaies d'Europe centrale doivent être placés sur une base uniforme en établissant un taux de change fixe entre ceux des autres pays et le Reichmark."
idée: un taux fixe entre les monnaies européennes
"Les barrières douanières en Europe centrale doivent être abolis."
idée: suppression des barrières douanières
"Les dommages aux industries individuelles peuvent être évitée par la conclusion de quotas, de prix et d'accords de vente entre les groupes économiques dans les pays respectifs. De la même façon l'agriculture pourraient être protégés par des mesures qui doivent être adoptées par les agences du Reich et leurs homologues dans les autres pays concernés."
entre autre idée: faire une politique agricole commune

Et, toujours d'après le mémorandum, voici les principaux avantages que procurerait une communauté économique selon les nazis:
"La possibilité d'une production rationnelle et de concentrer les préoccupations les plus efficaces dans les sites les plus favorables, éliminant les usines inefficaces et en finir avec le mouvement non rentable des marchandises."
idée: délocaliser les emplois vers le plus rentable pour les entreprises
"Élargissement de l'espace commercial sans droit de douane"
idée: un marché unique
"Augmentation de l'effet de levier dans les négociations commerciales et les relations avec d'autres pays."
idée: ensemble on est plus fort dans l'économie mondiale.

Ce mémorandum a été traduit en anglais ici. On y trouve le lien vers l'original en allemand. On tint une réunion au ministère de l'économie du Reich chapeauté par Walther Funk le 22 juillet 1940 où l'on travailla sur ces pistes et le même Walther Funk donna un discours le 25 juillet 1940 explicitant sa manière d'arriver à ses objectifs et la transformation de l'Europe en économie de paix sous leadership allemand. Il précise que cela prendra du temps et qu'il faudra procéder par étape.
Ici d'autres textes des archives nazies mis en évidence, traduits ou non, par la fondation Rath.

Donc résumons les idées:

- Une zone économique européenne
- sans frontières
- sans barrières douanières
- un marché unique,
- une politique agricole commune
- la relocalisation des usines au plus rentable,
- un taux fixe entre les monnaies,
- et l'idée que plus cette zone économique de libre échange est large et plus elle aura de poids pour négocier dans le commerce international.

Voilà donc le plan nazi pour l'économie d'après guerre en Europe ! Il est nul besoin d'un fort esprit critique pour se rendre compte que chacune de ses propositions ont été entreprise et mise en application aujourd'hui et que cela s'appelle maintenant l'union européenne

On savait pourtant déjà à l'époque ce que ses idées entraineraient si elles étaient mise en application.
L'ambassadeur italien à Berlin, Dino Alfieri, fit un rapport à Mussolini le 01 août 1940 concernant le plan économique allemand. Il y explique la volonté nazie de diviser le monde en zones économiques, d'ancrer sur le Reichmark les monnaies de l'Europe, et que sous l'égide d'une monnaie stable (forte), le Reichmark, l'Allemagne se réserverait les productions industrielles aux dépends des autres pays. Alfieri précise aussi que dans ces circonstances le rôle de l'Italie ne serait plus qu'agricole et que le pays a pourtant aussi besoin d'une large activité industrielle pour pouvoir assurer de l'emploi à toutes les forces de travail. Il continue en donnant son opinion, "compte tenu de la situation industrielle et commerciale" du pays, il était opposé, écrit-il, à "la constitution de ces zones économiques où nos intérêts seraient fatalement sacrifiés".
Ce rapport peut se trouver dans le livre «Storia delle relazioni internazionali» , aux éditions Monduzzi.

Si certains avaient encore quelques doutes sur l'essence nazie de l'Union européenne, et sur les résultats qu'elle procurerait, il est maintenant nécessaire de tirer les conclusions qui s'imposent. 

"On" a fait tout ce qu'auraient fait les nazis s'ils avaient gagné la guerre.


Gigi Houille

dimanche 17 novembre 2013

Deux études montrent les économies que font les Italiens sur la nourriture.

Deux études montrent les économies que font les Italiens sur la nourriture.



Quand on parle de dépenses alimentaires, la crise a emmené l'Italie 50 ans en arrière: les Italien n'ont plus d'argent pour les desserts et viennoiseries mais également pour le pain. En effet, 78 % des italiens ont réduit leurs dépenses pour le pain en 2013.


C'est une étude de Unionecamere qui dit que, au supermarché, on évite de plus en plus la nourriture ''superflue'' comme les boissons gazeuses, les ''brioches- viennoiserie'' et le vin. Il est préférable de cuisiner à la maison, en somme, afin d'épargner un peu. Selon l'association, les Italiens ont réduit leurs dépenses de 2 milliards par an. En 2013, les dépenses alimentaires devraient retourner au niveau des années 60 alors qu'en 2014, on attend une stabilisation de la consommation.


Chute également de la consommation d'un des biens considéré jusqu'ici comme indispensable : le pain. Selon Coldiretti, la consommation est à son minimum historique, avec 42 % des Italiens qui, en 2013, en ont réduit l'achat. C'est la fréquence d'achat qui a changé ; avec seulement 37 % des Italiens qui se rend quotidiennement chez le boulanger, alors que 16 % s'y rend un jour sur deux, 22% deux fois par semaine et 11% seulement une fois par semaine. La consommation de pain est descendue de ce fait « au minimum historique depuis l'unité de l'Italie »


source :
http://www.ilgiornale.it/news/economia/crisi-negli-anni-60-italiani-non-hanno-soldi-nemmeno-pane-967927.html
Traduction Gigi Houille


Unionecamere est l'union des chambres de commerce italienne.
Coldiretti est une association de représentation et d'assistance de l'agriculture italienne.
Son européisme se manifeste par les solutions qu'elle préconise comme par exemple la mise en place d'un étiquetage des porcs étrangers sans dénoncer les traités qui laissent entrer ses même porcs sans pouvoir défendre son agriculture. http://www.ilpuntocoldiretti.it/Documents/Il%20Punto%20Coldiretti%2041%20-%202013.pdf
Il suffit également de voir au bas de la page d'accueil pour s'assurer d'un penchant europeiste :
http://www.coldiretti.it/Pagine/default.aspx et je vous épargne leur étude de la nouvelle PAC.
Bref si un organisme europeiste fait une étude pareil, on ne peut la mettre en doute. Étude originale : http://www.coldiretti.it/News/Pagine/707-18-Ottobre-2013.aspx

Notons qu'il est attendu une hausse des prix dans les prochains mois, répercutions de l'augmentation de la TVA de 21 à 22 %,  pour tenter de ne pas dépasser la barre virtuelle des 3 % de déficit public annuel, cette stupide loi européenne qui plonge les pays périphériques dans un marasme économique toujours plus profond.


 Gigi Houille