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mercredi 30 juillet 2014

L'Ukraine se lève contre l'appel à la mobilisation !


 L'Ukraine se lève contre la mobilisation et ne suit plus la ligne euromaidan



On assiste au réveil du l'ouest de l'Ukraine contre la guerre et surtout contre la nouvelle mobilisation.

 L'oblast de Tchernivtsi:
C'est l'une des plus actives avec de nombreuses manifestations même dans les villages.
Ici à Marchintsi par exemple.




Ici le député local de Novoselivts est malmenné par les femmes de la ville: 


ici à Priprut, on brûle les convocations:


A Voloka en Bucoline du nord, une femme dit que ceux qui ont fait euromaidan n'ont qu'à aller à la guerre mais qu'ils laissent leur famille tranquille, ils veulent juste vivre en paix:


Ici, les résidents de six villages Sokiryanschiny (Bilousivka, Lomachyntsi Mikhalkov, Serbichani, Corman Romankivtsi) ont bloqué la voie de Tchernivtsi - Novodnistrovsk le 24 Juillet:





Mais en Volhynie aussi:
on manifeste ici à Ratne on bloque l'axe Kiev-Varsovie:
http://youtu.be/_2sObjxY7Us

ou au point frontière de Domanovo, on a fait 20 km de bouchon;
http://vk.com/video83047834_169603667?list=82cbaf8dd909a90804




Ici en Transcarpathie, à Mukachevo, on manifeste aussi:






En pricarpathie:





mais aussi dans le sud ici à Mikolaev:






Ainsi et malgré l'incessante propagande des médias ukrainiens sur des soit disants victoires sur les soit disant terroristes et sur la soit disant invasion et agression russe, rien ne prend, les seuls bellicistes existant en Ukraine sont les nationalistes manipulés auquel on prêche une agression russe et les futur serial winner de la société civile à qui on prêche une carrière. Le peuple veut seulement vivre en paix, il est conscient que les Russes n'envahissent pas le pays, il est conscient que les ukrainiens de l'est ne pensent pas comme eux et qu'ils ne sont pas pour autant des traitres, il est conscient que si le Donbass s'est levé, c'est suite à l'euromaidan, et il est conscient que la population du Donbass soutient ceux que nos médias et les médias des oligarques ukrainiens appellent des terroristes. Ces gens qui manifestent peuvent ainsi être considérés comme des antimaidan, car partout les euromaidan demande de l'aide pour continuer l'opération bélliqueuse contre les populations de l'est. (par le biais de l'UE aussi)


C'est un grand désaveu pour cette junte et pour les milliards investi par les USA et la diaspora ukrainienne de l'Amérique du nord pour sortir l'Ukraine de la sphère russe. On pourra pourtant continuer à s'inquiéter pour les civils de l'est car l'empire en déchéance que sont les États-Unis est aussi dangereux qu'une bête blessée et se trouve alors prêt à tout pour ne pas périr. C'est là que les attaques sous faux drapeau ou les recherches de casus belli arrivent. Mais une chose est sûr si cela doit se faire, ce sera sans l'assentiment des gens ordinaires qu'ils soient de l'est comme de l'ouest de l'Ukraine !



Gigi Houille


mardi 29 juillet 2014

Les troupes ukrainiennes ne veulent pas faire la guerre, 20000 défections !

Les troupes ukrainiennes ne veulent pas faire la guerre, 20000 défections !


On le savait déjà et c'était régulièrement annoncé par les médias russes ou russophones, Évidemment jamais ou rarement repris en France, mais il y a un grand nombre de désertions parmi les soldats de l'armée ukrainienne. On  a eu encore récemment notamment ceux qui passaient la frontière avec un drapeau blanc, ceux qui se voyaient soigner en Russie et se déclaraient même réfugiés ! 

On a aussi  ces infos non reprises en Occident, ces mères, épouses ou filles de soldats qui manifestent même dans l'ouest du pays en 7 endroits rien que dans l'oblast de Tchernivtsi pour garder les pères, époux ou fils près d'elles. Ici une video ou la jeune femme à 1 minute dit en gros:
"ceux qui ont fait maidan n'ont qu'à aller se battre, nous on veut pas la guerre, on veut la paix, on ne laissera pas partir ni fils ni père ni époux !"
et la dame d'après de poursuivre,  
"on va mourir mais on va pas laisser partir nos enfants, qu'ils arrêtent avec leurs appels pour la guerre." 
 pour finir ils ont tous signé une pétition adressé à Kiev.



Ici, c'est à Voloka dans l'ouest;

ou aussi Mikolaev au sud de l'Ukraine;


Et voilà que Arsen Avakov, ministre de l'intérieur de Kiev, dans un texte écrit sur sa page facebook voulant peut-être inciter les gens à participer au recrutement se retrouve à écrire une phrase des plus sensationnelles dont peut-être il n'imagine pas la portée si elle est  propagé à travers la pays.
"Comment trouver chez les nôtres selon nos estimations près de 20000 personnes qu'il faut remplacer pour désertion ou qui décrédibilisent leur propre police ?" 

Ainsi cet aveu d'un refus de la guerre contre son peuple de la part des soldats met en évidence qu'une junte au pouvoir tente une prise de contrôle dictatoriale du pays, et je rappelle pour la millionième fois que les gouvernements occidentaux soutiennent cela, le cautionne et le finance !

 
Gigi Houille

mercredi 12 mars 2014

la bataille de Lugansk



La bataille de Lugansk


Le dimanche 9 mars 2014 se sont déroulées plusieurs manifestations antimaidan comme tous les jours depuis le coup d'état pro-occidentale. On a déjà vu que les néo-nazis sont bel et bien présents malgré ce qu'en peut dire bhl ou la presse française. Les anglais en parlent bien, c'est dire à quel point d'information formatée nous en sommes réduit. Cet article va s'intéresser à la ville de Lugansk pour la journée du 9 mars 2014.
Il faut d'abord préciser que cette journée devait célébrer les 200 ans de la naissance de Taras Shevshenko, poète ukrainien, levé au rang de héros national. Il avait été exilé et emprisonné par le Tsar Nicolas 1er.
Voici une vidéo de la célébration:
https://www.youtube.com/watch?v=nPYOvU7AJ94



Il parait évident sur la vidéo que pour un héros national, on a du mal  à voir la nation. En effet peu de monde était là. Un peu plus en fin de cérémonie mais ils ont du partir un peu à la hâte. Pendant cette cérémonie, nous sont venues des informations via les réseaux sociaux qui disaient que les autorités empêchaient la foule de pro-référendum d'accéder à la place. Ceci explique pourquoi il y a si peu de monde à festoyer la naissance du poète. La population est logiquement plus soucieuse du coup d'état fasciste qui vient d'avoir lieu dans son pays que de l'anniversaire de la naissance d'un poète, symbole de langue ukrainienne, alors que le gouvernement tente d'éradiquer ce qui serait russe dans le pays, en oubliant allègrement que le poète a également étudié en Russie, et Lugansk a une très grande majorité de russophone... bref au bout d'un moment, la foule s’amassant, les cordons n'ont pu résister et les habitants de Lugansk  ont réussi à investir la place en faisant fuir les maidanistes comme le montre cette 2ème vidéo:
https://www.youtube.com/watch?v=wh6CebmfqWQ



Les maidanistes finissent par se réfugier dans l'administration régionale, mais manque de chance, ils sont suivis par la foule qui, toujours demandant un référendum pour plus d'autonomie de Kiev car ne reconnaissant pas le gouvernement illégitime, s’agglutine autour de l'entrée:
https://www.youtube.com/watch?v=fSCQ0srzA2s



Puis ils entrent et investissent les premiers étages :
https://www.youtube.com/watch?v=MJV_7PPzKSY



Voilà un peu plus tard lorsque le bâtiment est entièrement rempli de pro-réferendum comme le montre la vidéo et la photo ci-dessous, et une fois de plus le drapeau russe flotte à nouveau sur l'administration régionale. Il sera compliqué à la propagande pro-bandériste d'attribuer cela à des pions de Putin rémunérés:
https://www.youtube.com/watch?v=LMDx0HuUyxE

Lugansk au 09.03.2014 dans l'après midi
Ces personnes sont qualifiées d'extrémistes par les autorités de Kiev alors qu'elles viennent de prendre un bâtiment sans un coup de feu, sans cocktail molotov,  simplement elles étaient plus de 20000 à refuser un gouvernement putschiste. D'ailleurs pour cela nous voudrions rappeler à ce gouvernement illégitime les comportements qu'il avait lui-même qualifié de pacifistes des premiers jours de protestation à l'euromaidan, sans même parler de ceux de février avec arme à feu entre les mains:
https://www.youtube.com/watch?v=JJ4gjAz0ypQ


Alexander Kharitonov


Dans l'après midi, le gouverneur du peuple fraichement élu, le 5 mars, Alexander Kharitonov et le leader de la "jeune garde", le député du parti des régions Arsen Klinchaev réussissent à négocier du gouverneur en place qu'il écrive une lettre de démission. Ainsi Mikhail Bolotskih le gouverneur nommé par Kiev le 2 mars démissionne sous la pression populaire. Notons que ce genre de chose est arrivé avant le putsch dans l'ouest du pays mais en plus musclé. Si l'on veut revenir sur cette démission il faudra revenir sur tout ce qui s'est passé dans le pays depuis des semaines.
Mikhail Bolotskih signant sa démission de gouverneur de Lugansk le 9 mars après un mandat de 7 jours
Notez le drapeau européen derrière son bureau, alors que Lugansk se trouve à un jet de pierre de  la Russie
Dans une interview du 11 mars, Kharitonov dit que Arsen Klinchaev se serait fait arrêter et qu'il se trouve maintenant à Kiev, comme c'est le cas pour Paul Goubarev, gouverneur du peuple de la régions de Donetsk. Il dit aussi que ces priorités sont le referendum où l'on votera pour:
1 . Confiance / méfiance des nouvelles autorités ukrainiennes ; 
2 . La structure fédérale de la région de Lugansk ;
3 . Appel au Président de la Fédération de Russie pour protéger nos droits constitutionnels.

Il se réfère beaucoup à la Crimée, il aurait voulu aussi faire le referendum le 16 mars mais l'échéance est trop proche donc il fait tout pour que le referendum se tienne le 30 mars. Mais nul doute que les jours qui viennent seront encore mouvementés. Le conflit ne cesse d'augmenter en tension, l'otan ne veut pas reculer et continue de soutenir des groupes néo-nazis armés. Des coups de feu se font entendre en marge des manifestations pro-referendum, à Kharkov ils ont fait des blessés. Mais lorsqu'on se trouve sous une dictature fasciste qui vient de faire un coup d'état, que l'on a comme soutien la grande Russie à deux pas, on continue quoi qu'il arrive.

Gigi Houille

jeudi 6 mars 2014

La bataile de Donetsk


 La bataille de Donetsk


Il y a beaucoup d'informations sur l'Ukraine en ce moment, et dans les médias mainstream surtout beaucoup de désinformations. En guise de parodie de la diabolisation de la Russie par l'occident, je me suis pris à partager via facebook cette image, l'intitulant "la Russie attaque l'europe, un sous marin est déjà arrivé à Milan". 

Bref, on va essayer de raconter juste  quelques faits passés à Donetsk ces derniers jours jusqu'à il y a quelques heures, en commençant par cette vidéo du retour des berkuts  à Donetsk le 23 février après leurs efforts sur la place maidan et de l'ovation que leur réserve la foule. On voit bien qu'elle les considère comme des héros, les héros de la démocratie. 


Puis dans cette seconde vidéo du 26 février après tous les actes anticonstitutionels que le coup d'état a opéré (le gouvernement provisoire n'a même pas respecté la constitution soit disant pour laquelle il se battait sur la place), les habitants de Donetsk scandent "Fascism ne proidiot", c'est-à-dire "le fascisme ne passera pas". 

Donetsk 01.03.2014

On commence donc à s'organiser, on ne reconnait pas le nouveau gouvernement mais on est conscient qu'il y a eu un coup d'état. On se prépare pour le 1er mars qui a vu sur tout l'est et le sud du pays une marée de gens sur les places ne reconnaissant pas l'autorité du gouvernement putchiste mais voyant en lui l'arrivée du fascisme.
 01.03.2014 le drapeau russe sur le point
 d'être hissé sur le toit de l'administration
régionale de Donetsk

Ainsi samedi 1er mars dans la région de Donetsk eurent lieu plusieurs rassemblements dont celui-ci en photo devant l'administration régionale ou finalement la foule hissera un drapeau russe sur le toit du bâtiment. On sent bien que ce qui se passe à Kiev est dangereux. Le lendemain, le dimanche 2 mars, le Président par intérim Turchinov trouve que c'est une bonne idée de nommer Serguey Taruta comme nouveau gouverneur de la région de Donetsk. Celui-ci, vu ses relations, pourrait à l’international amener des fonds qui rendrait la région dynamique. Enfin, ça c'est la version officielle parce qu'en fond, le Taruta n'en manque pas. Il est dans le top 10 des fortunes ukrainiennes, il est co-détenteur du groupe "Privat" et notamment à la tête de l'union industrielle de Donbass. La région n'est d'ailleurs pas en décrépitude du tout comparée au reste de l'Ukraine. L'autre version serait justement que la position du monsieur pourrait amener les ouvriers de Donbass à ne pas manifester par peur de licenciement. En réalité, Taruta n'aura le temps de rien faire et cela simplement parce qu'il est nommé par un gouvernement que le peuple de la région ne reconnait pas légitime. On suppose que sur cette vidéo c'est sa garde personnelle qui doit s'enfuir, peut-être avec lui, on ne sait pas. En tout les cas dès le lundi 3 mars au matin les habitants de Donetsk encerclent l'administration et Taruta ne prendra pas son siège.



Pavel Goubarev
Dans la foulée, on investit la salle du conseil régional et on nomme un gouverneur du peuple. Ce sera Pavel Goubarev. On décide alors du programme à adopter dont 6 mesures prioritaires:
1. la tenue d'un référendum sur le sort du Donbass.
2. ne pas reconnaitre le gouvernement de Kiev, la junte et ses mandataires.
3. le recours à la Fédération de Russie si nécessaire.
4. la création de milice populaire d'auto-defense et de berkut 

5. annulation de toutes les lois visant à supprimer les agents de police.
6. formation d'un gouvernement provisoire à Donetsk.

Au conseil régional de Donetsk 03.03.2014
Pavel insiste bien sur le fait que ce mouvement de protestation populaire n'est pas séparatiste, il désire simplement un referendum.

Évidemment ces décisions ne plaisent pas à Kiev qui n'arrive décidément pas à imposer son pouvoir en régions. Mardi on continue à s'organiser, avancer sur les 6 points ci-dessus et arrive mercredi 5 mars. Des unités policières se présentent à l'administration régionale et demande à tous de sortir car il y a une alerte à la bombe. Le bâtiment est ainsi vidé. Ces policiers en profitent pour descendre le drapeau de la fédération de Russie qui flottait toujours au sommet du bâtiment puis se mettent en colonnes pour bloquer les entrées. Ici, Pavel nous explique que c'était un piège et qu'il ne pouvait y avoir de bombe. Entre temps un appel à se réunir l'après midi a été lancé. Les gens s’agglutinent autour du bâtiment, scandent "donbass", "Goubarev", "Russie", "berkut avec nous". Ils se retrouvent rapidement plus de 10000 personnes et les policiers s'écartent et rendent le bâtiment au peuple. Et voilà les dernières vidéos au moment ou j'écris cet article sur l'administration régionale de Donetsk ou l'on voit les drapeaux russes refleurir dans le bâtiment.

Pavel rappelle encore que les médias mensonges les appellent séparatistes alors que simplement ils ne reconnaissent pas le gouvernement putschistes de Kiev, qu'ils veulent un référendum d’autodétermination et des relations directes avec notamment le gouvernement de Crimée. Il rappelle tous les engagements pris, qu'il les tiendra, il rajoute sur sa page facebook qu'on lui a proposé de l'argent et des avantages mais qu'il a tout refusé, que c'est un signe de progression du mouvement du peuple puisqu'avant c'était des pressions et des menaces. Finalement il rajoute une mesure en plus. Des milices populaires vont bloquer le trésor public ainsi les fonds de Donetsk n'iront pas financer les putschistes à Kiev. Il précise qu'ils ne veulent pas se battre ni contre  Kiev ni contre ses frères de Russie et qu'ils sont prêt au dialogue avec Kiev, mais qu'ils ne feront aucune concession au gouvernement illégitime de Kiev.

Ainsi la partie de ping pong sur Donetsk est largement en faveur du peuple, un exemple pour Lugansk, Kharkov, et les autres régions qui ne reconnaissent pas le gouvernement putschiste. Mais on sait déjà qu'il y aura encore des mauvais coups de la part des autorités illégitimes de Kiev qui ne mesurent pas à quel point ils risquent de démembrer le pays. Le prochain zoom sera peut-être sur Odessa ou l'on craint le plus des prochains affrontements et où des véhicules sont venus de Kiev avec des "révolutionnaires" ce lundi


Gigi Houille

samedi 15 février 2014

"L'idée démocratique" et les « manifestants pacifiques» se révèlent au grand jour dans l'ouest de l'Ukraine .


"L'idée démocratique" et les « manifestants pacifiques» se révèlent au grand jour



Une session du parlement régional d'Ivano-Frankivsk a eu lieu le 3 Février dans la ville d'Ivano-Frankivsk, dans l'ouest de l'Ukraine. Les bâtiments de l'administration publique et le parlement régional ont été pris en charge par les néo-nazis pro-européens dans la capitale de la région, Ivano-Frankivsk .
un député du parti des régions forcé à sortir de la salle
Sous la pression du parti néo-nazi "Svoboda" un vote a été adopté pour la démission du chef de l'Administration d’État (le gouverneur) de la région d'Ivano-Frankivsk, Vasily Chudnov.
Avant cela, le député de "Svoboda", Vasily Popovich, a exigé que les députés du Parti des Régions quittent le parti ou quittent la salle de conférence. Après cette déclaration, des hommes masqués ont forcé les députés du Parti des Régions à quitter la salle. Ils ont également bloqué la porte de l'intérieur de la salle de conférence afin d'obtenir le résultat souhaité, la démission du gouverneur de la région.
salle fermée, gardiens de la porte
Aucun des députés restants ne pouvait quitter la salle de conférence. Donc, ils ont mis la pression sur tous les députés, et les députés du parti de Klitschko « Udar » et de Iatseniouk « Batkivshina » ont tous soutenu cette action illégitime.
De plus, ils ont montré les bulletins où ils ont voté pour la démission du gouverneur devant les journalistes qui en prenaient des photos. La conséquence est qu'aucun des députés n'a voté contre la destitution du gouverneur. Au minimum, ils avaient peur de devenir les otages des néo-nazis, au plus ils approuvaient.

Ainsi, les résultats du vote étaient digne d'une grande démocratie puisque, ont voté pour la démission 77, contre 0, se sont abstenus 2, et les 7 bulletins restants - invalide.
Après l'annonce des résultats du vote dans la salle d'audience les portes furent déverrouillées, les néo-nazis ayant obtenu ce qu'ils voulaient.
Sur cette photo vous pouvez voir le moment où des néo-nazis masqués forcent un grand nombre de députés du Parti des Régions à quitter la salle de conférence et sur la 2ème lorsqu'ils gardent la porte close.

Source, un journal local, vous pouvez y voir d'autres photos de cette session.
http://firtka.if.ua/?action=show&id=47012


Au cours des dernières semaines dans certaines villes de la région d'Ivano-Frankivsk, il y eut des bureaux du Parti des Régions (parti du président Janukovitch) qui ont été pillées et détruits. Les néo-nazis se sont déclarés les seuls représentants des intérêts du peuple de l'Ukraine. Ils ont interdit le Parti communiste et le Parti des régions dans la région d'Ivano-Frankivsk. Dans la ville de Kolomyya de cette région on a vu ces groupes d'assaut détruire le bureau du Parti des Régions et brûlant tous les documents de l'établissement.
Ce qui s'est passé au 26 Janvier, des ordinateurs sur lesquels ont été stockées les informations sur les membres du parti ont été confisqués. En outre, encore en cours d'attaques, ils étaient déjà en train de lire les noms des personnes au sein du Parti des régions figurant sur les listes du bureau. Si, le coup d’État en Ukraine réussit et que passent des marionnettes de l'UE et des États-Unis comme Klitchko, ces électeurs vont devenir des cibles comme cela s'est déjà produit en Libye et au Kosovo.

Vive la démocratie américaine et les manifestants pacifiques que l'on nous chante..
journal d'Ivano-frankivsk

Le journal local qui nous a fait se photo-reportage ne donne pas directement son avis sur le niveau démocratique de l'action ; sur les trois phrases s’intéressant aux illustrations, on note qu'il trouve « très intéressants » les faits et « très drôle » la scène concernant les élus du partis des régions (parti du président).

Je vous invite à regarder la page dudit journal ou la capture d'écran ci contre. Je crois que même en France un journal n'arrive pas à avoir une image de fond aussi « neutre ». Il est d'ailleurs peut-être pas « très drôle » mais tout de même « très intéressant » à notre tour de noter que parmi les publicités du journal, on trouve les très ukrainiens, Oxford medical ou Moris group. Ce dernier d'ailleurs est membre notamment de l'ukrainian bar association, elle même en lien étroit avec ses homologues américains ou avec la Grande Bretagne de par son président Denis Bugai. Président qui participait à la rencontre de « l'aspen-ukraine » de la fondation Pinchuk en octobre dernier.
Une bonne partie des membres de l'uba se retrouvent d'ailleurs à l'euromaidan comme ici ou celui-là qui fut aussi, quel hasard, au parlement européen des jeunes.

Quelques sponsor (non exhaustif) d'euromaidan
Ceux-ci sont proches de « Sila Liudei », organisation créée en 2013, la puissance du peuple, et qui prétend vouloir donner aux gens les clés du pays et virer les oligarques de la politique. Nous aurons peut-être l'occasion de voir comment se recrutent les gens de Sila Liudei, sachant que parmi les initiateurs se trouve Oleksander Solontay qui est également, encore un hasard de plus, l'un des représentants de l'ONG, institut of politic education aux sponsors (encore ? eh oui toujours) aux noms évocateurs, de l'ue en passant par la fondation adenauer, le groupe EEP du parlement européen, usaid, l'institut Robert Schuman, l'OSCE, les Pays-Bas, la NED ou le fond renaissance de l'open society du philanthrope interplanétaire Soros pour ne citer que les plus célèbres.


Bref encore une fois et en ne restant que superficiel, on s'aperçoit tout de suite que des institutions occidentales, ong ou non en complicité avec des oligarques, soutiennent un coup d'état, et régissent ce concert avec aux percussions des néo-nazis et aux violons une élite dite associative. Et ils appellent ça une révolution du peuple ukrainien.

Au passage, comment réagissent ces "héros modernes" quand des citoyens qui ne pensent pas comme eux leur disent ?

Facile, on confisque les pancartes, on les détruit, puis on tape sur ceux qui n'ont pas fuit assez vite. Ils ont vite appris les valeurs européennes qui peuvent se résumer à "si tu veux entrer dans l'UE tu as tous les droits, et si tu veux en sortir tu n'en as aucun". 
 

Gigi Houille