(Des obligations professionnelles et personnelles ne me permettent pas d'alimenter ce blog pour le moment. J'adresse mes excuses aux suiveurs du blog.)
Depuis le référendum en Crimée et son rattachement à la Fédération de
Russie, l'UE n'accepte des demandes de visa shengen des Criméens que si elles sont faites sur le sol ukrainien. Manière dans un sens d'officialiser
que la Crimée n'est plus ukrainienne, mais manière également de
persécuter une population que l'UE dit pourtant être victime des muscles du
Kremlin.
On permet donc aux Criméens de venir avec les passeports russes sur le territoire ukrainiens pour faire leur demande de visa shengen.
On sait bien la politique de chasses aux sorcières organisée par le
gouvernement ukrainien, les bataillon punitifs, et les médias du pays
envers les russes, alors obliger les Criméens à venir faire valoir leur
passeport russe en Ukraine pour demander un visa shengen est non
seulement irresponsable mais en plus hypocrite. Les Criméens qui
désirent un visa shengen sont heureusement plus pragmatiques que les
instances européennes et font la demande avec leur passeport ukrainien
qu'ils ont conservé. Nul doute qu'on se servira d'ici peu de ces demandes de visa pour tenter de prouver que les Criméens veulent retourner en Ukraine.
Mais pour argumenter dans le sens de
l'hypocrisie et de l'irresponsabilité occidentale, on peut se demander pourquoi vouloir
rendre difficile ces demandes de visas, puisque les peuples de Crimée, qui seraient selon l'Ue sous la houlette féroce des autorités russes (l'assemblée parlementaire du conseil de l'Europe vient de son côté de prendre une résolution en ce sens avec analyse de Karine Bechet-Golovko),
devraient au contraire avoir la possibilité de venir plus facilement pour
raconter toutes les atrocités que les soldats de Poutine sont en train
de commettre sur le territoire annexé !
A moins que d'atrocité, il n'y
en a pas, et qu'alors il faille à tout prix ne pas faire de publicité
sur le choix réel du peuple de Crimée ? A moins que l'UE n'en a rien a faire finalement des habitants de Crimée et crie au scandale et à la démocratie pour ne servir en définitive que des intérêts géopolitiques qui n'ont aucun rapport ni avec la vérité ni avec les Criméens.
Nous allons voir ici un exemple du système tortionnaire russe qui
est arrivé en Crimée et qui, comme le disent les occidentaux (et
pro), brime les opposants.
De radio free europe (RFE-RL) en passant par tous les médias
ukrainiens, on a crié au scandale lorsque le jour anniversaire de la
naissance de Taras Chevhenko, on interpella à Simferopol
l'organisateur de la manifestation en l'honneur du poète avec deux
de ses acolytes, ainsi qu'un autre personnage, un ancien cadre du
mejlis.
L'organisateur, Leonid Kouzmine, s'est vu octroyer une peine qui
rappelle le goulag stalinien, d'une barbarie et d'une inhumanité
sans pareille dans le monde entier. Pas même en Corée du nord où on condamne à mort pour s'être endormi lors d'une cérémonie un
cadre du parti et même au canon anti-aérien. A non finalement oups nos merdias...
Cette peine incroyable, disais-je, qui est ensuite passée en appel, car de par sa
grande sévérité, elle fut immédiatement contestée, cette
énorme peine, il va falloir savoir si elle est justifiée ou non.
Voilà les faits. Leonid fait une demande de manifestation pour le
jour anniversaire de la naissance du poète ukrainien Taras
Chevchenko. Pour mémoire, l'an dernier dans le Donbass, région russophone, ce jour là
s'est passé comme ceci à Lougansk :
Plus de détails de la journée dans cet article ici.
Bref pour la manifestation, les autorités de Crimée refusent le lieu (devant la statue
Chevchenko à Simferopol) en disant qu'il est déjà occupé et lui donne la
permission dans le parc Gagarine au monument des trois Grâces. Au
moment de la manifestation, où l'on devait lire des poèmes de
Chevchenko, on tient un drapeau ukrainien avec écrit dessus « La
Crimée- c'est l'Ukraine ». On a aussi scandé ce refrain bandériste "gloire à l'Ukraine- gloire aux héros" nous apprend korrespondant. Ceci ne faisant pas partie de la
manifestation prévue et compte tenu de la situation actuelle où,
d'une part la quasi totalité de la population en Crimée a voté
pour le rattachement à la Russie et d'autre part des gens meurent
dans le Donbass sous les bombes de Kiev, les autorités de Crimée ont considéré qu'il y avait
non respect des règles de la manifestation.
A savoir qu'en France une « déclaration incomplète ou inexacte
de nature à tromper sur l'objet ou les conditions de la
manifestation projetée » tombe sous le coup de l'article 431-9 et
l'organisation encourt une peine de 6 mois d'emprisonnement et de
7500€ d'amende !
Ici pour comparer, les autorités de Crimée ont donc
respectivement donné comme peine le supplice stalinien, la condamnation maximale pour ce genre de délit, à savoir 40 heures de travaux
d'intérêt général à l'organisation et 20 heures à la personne
qui tenait le drapeau. Quel État totalitaire ! Que n'avait-il
brisé les règles d'une manifestation en France ! D'ailleurs suite à l'appel qu'il a fait, à la place des 40 heures de travaux d'intérêt général, peine maximale pour les charges retenues, il écope de 10000 roubles d'amendes (< 200€) soit un petit salaire mensuel, loin des 7500 € et de la prison ferme, condamnation maximale pour ce délit en France. Et je ne parle même pas du cas de délit d'opinion qui vient d'être jugé dans notre pays où pour la phrase, qu'elle que soit sa valeur, "il n'y a pas de celtes noirs" un blogueur vient de se voir condamné à 6 mois ferme.
Les avertissements au totalitarisme russe ne sont donc que des cris
d'orfraie, d'ordre purement fallacieux et politisé quand on
compare à la législation française bien plus sévère dans ce cas ! Il est évident qu'avec ces mots sur le
drapeau, qu'avec ces slogans, la manifestation ne devient plus culturelle mais politique.
On peut également penser que les autorités ont voulu éloigné la
manifestation du monument Chevchenko pour prévenir les heurts
possibles sachant que l'Ukraine actuelle n'a pas bonne presse dans la péninsule et que nombre de réfugiés du Donbass se trouvent également en
Crimée.
Pour plus de détails :
Suite à son interpellation, l'organisateur, Leonid Kouzmine a fait les titres
de la presse anti-russe, qui l'a présenté comme la victime du
méchant gouvernement anti-démocratique qui sévit dorénavant en Crimée (heureusement qu'en Ukraine, la démocratie est arrivée). Devenu une célébrité, il
a malheureusement été reconnu dans la rue et s'est fait attaqué en
avril par des gens l'accusant d'être un bandériste. Heureusement
rien de grave pour lui. Il a depuis créé le centre de culture
ukrainienne en Crimée et à cette occasion, il s'est fait
interviewer par la cia, plus exactement par radio free europe/radio liberty,
mais vous savez que c'est la même chose.
Il explique plein de belles choses, se justifie et déclare
surtout qu'il n'a jamais été partisan, il a juste commencé à
militer après que des violences ont eu lieu à l'euromaidan. Ainsi
il a voulu rejoindre euromaidan Simferopol. On y apprend aussi que
dans les manifestations de euromaidan Simferopol, il y avait au mieux autour de
100 personnes (pour une ville de plus de 300000 personnes, on sent l'élan populaire) et cela, malgré une tentative de construction logistique dont on trouve encore le questionnaire sur internet. On y recherche des volontaires pour la Crimée notamment des médecins, des avocats et des personnes capables d'héberger des maidanistes (tiens tiens).
Du coup suite à cette interview, nous sommes obligé d'aller voir
si oui ou non, il dit vrai, si oui ou non il n'a jamais été partisan et que ce sont les violence sur la place qui l'ont incité à se mobiliser. Sachant qu'il a perdu son poste de
professeur d'histoire dans une école de Simferopol, poste qu'on a trouvé inadéquate
avec ses opinions politiques, nous devons aller voir si c'était
justifié ou non.
En 2013 sur les réseaux sociaux, soit bien avanteuromaidan, il s'exprime
clairement. Il dit que l'Ukraine ne peut pas rester le cul entre deux
chaises, qu'il faut faire un choix, soit à l'est soit à l'ouest...
il ne fait aucun mystère que pour lui c'est à l'ouest.
Il
appelle en mars 2013 soit toujours bien avant euromaidan à enlever les statues de Lénine, qu'il compare à
Hitler, de toute l'Ukraine. En tant que professeur d'histoire, être
européiste et dire que Lénine a détruit l’État Ukrainien, est
un grossier mensonge. (Quid du traité de Versailles où les
occidentaux ont refusé la création d'un État ukrainien, où une
délégation d'un pseudo gouvernement en exil de l'Ukraine était
présente, mais reconnue sans légitimité ni soutien populaire par les occidentaux. De plus, la création de la RSS d'Ukraine, bah c'est Lénine merci pour lui, donc au lieu d'en être le destructeur,
il en est simplement le créateur).
Le 23 novembre 2013, jour d'annonce du refus de signer l'accord d'association avec l'UE, sur les réseaux sociaux, Leonid partage :
"notre choix est l'Ukraine européenne" illustré par le symbole
interdit sur les symboles communistes ! On en revient à ce que l'on
a vu souvent chez les pro-occidentaux, ils se battent contre l'union
soviétique. Et comme tous ceux-la en viennent à faire alliance avec
tous ceux qui se battent encore contre l'URSS, on aperçoit
rapidement des ultra-nationalistes autour.
On commence
doucement en décembre 2013 avec des petites vidéos (il est ici à 1m20) pour euromaidan
Simferopol qui finissent avec les slogans bandéristes désormais
bien connus:
Puis en économiste hors pair, il partage l'analyse
économique de Nemtsov le 18 décembre 2013. Évidemment 15 milliards sans
contrepartie et une ristourne sur le prix du gaz c'est de la torture.
Mieux vaut un plan du FMI payé au compte goutte et avec d'énormes
mesures d'austérité dont une grosse augmentation du prix du gaz
pour les particuliers. Multiplié par trois, selon un économiste de Berckeley, pour atlantic council, qui trouve en plus que c'est une bonne chose car ça
l'a rapproché du prix du marché, mais multiplié par 5.5 selon les photos de ces factures de gaz de Kharkov. Finalement il n'est pas d'accord non plus avec les Ukrainiens
puisque ces derniers manifestent contre l'austérité à Kiev. Alors
qui représente-t-il? Il est toujours triste de voir comment l'idéologie peut étouffer
le pragmatisme. Et de s'étonner que si l'Ukraine signait l'accord
avec l'UE, ces conditions seraient caduques. On oublie évidemment
l'essentiel, à ce moment l'UE refuse des négociations
tripartites: (ici ou ici).
Kouzmine appelle, suite au putsch de Kiev, à ne pas participer au
référendum de Crimée par spot, (à 1m00) où il dit que la Crimée ne veut pas de la Russie. Une fois de plus, les résultats le discréditent.
Il avait aussi trouvé la solution pour faire pression sur la Russie pour garder la Crimée en Ukraine: il suffisait, nous dit-il le 11 mars 2014 que l'Ukraine coupe la fourniture en eau et électricité à la Crimée (ce qu'elle a partiellement fait - voir plus bas). Il est sympa avec les Criméens, non ?
Dans les manifestations organisées pour euromaidan Simferopol, on
voit entre autre une personne. C'est Marina Nesterenko. Égérie et grande fan de
Svoboda, et proche de certains de ces cadres. Au fait Svoboda vous vous souvenez qui c'est ? Le type n'a
donc rien contre faire des alliances avec de néo-nazis assumés
! Marina se trouve notamment en photo avec Oleg Tiagnibog ou Igor Mirochnitchenko qu'on a vu tabasser le directeur de la chaine tv Inter pour qu'il démissionne ..
Notre héros crée par la suite le centre de culture ukrainienne et pour commémorer la victoire de 1945, il partage le 30 avril, les deux clips de Timchuk censés
rabibocher les deux
Ukraine. Évidemment au lieu de pardon et de réconciliation, en lieu et
place d'un élément fédérateur, le clip réhabilite des
génocideurs en héros nationaux et les victimes doivent les
reconnaître comme tels. Dans le clip, l'UPA n'a pas collaboré avec le nazisme et n'a
pas commis de génocide ni de crime de guerre, c'est cela la nouvelle
histoire ukrainienne et cela pour tout le monde. Et si vous n'y
adhérez pas, vous n'êtes pas ukrainiens ! C'est en réalité cette
même rigidité qui fait éclater l'Ukraine, puisque c'est un pays à
histoire multiple mais comment un idéologue pourrait avoir l'esprit
pragmatique et rationnel. Il a tout simplement un prisme qu'on lui
a appliqué et au travers duquel il se doit d'expliquer le monde
autour de lui..
On est complètement dans la propagande de la
diaspora ukrainienne, on oublie les luttent contre l'avancée du
front soviétique sans quoi de nombreuses pertes auraient pu être
évitée, les négociations jamais interrompues avec les nazis, et on
les fait passer pour des ennemis des nazis. Puis on oublie ceux qui
se sont enfuis pour se constituer prisonnier aux occidentaux, enfuis
devant les soviétiques, et qui veulent s'approprier la victoire
comme si la Russie donnait honte à l'Ukraine d'être, et comme si le
bandéristan était représentatif de l'ensemble de l'Ukraine. Il y a
une tentative d'assimilation de l'Histoire, de blanchiment de la
banderattitude, de géocentrisation inventée par une diaspora vivant
en Amérique du nord.
On voit la même géocentrisation pour la grande famine qui pour les Khazaks, Caucasiens et Russes, ils étaient des
"morts de la famine" alors que pour les Ukrainiens c'était
des "meurtres par la faim" !
Ainsi en tant que professeur
d'histoire, des documents comme ceux là devraient légèrement
intéresser le monsieur, dans le cas contraire il est normal de
s'interroger sur la pertinence de sa profession, voire même sur sa
capacité à suivre les programmes actuels.
Récemment Leonid vint à Kiev pour une réunion sur la Crimée, réunion qui s'est tenue .... en russe ! Pour des "la Crimée c'est l'Ukraine", c'est tout de même évocateur de tenir cette réunion en russe.
L'assistance prouve d'ailleurs bien combien la question intéresse les kievites tant la salle est comble:
Leonid leur dit qu'ils ne peuvent rien faire, qu'ils n'ont pas les manettes pour influer sur la situation mais que les Ukrainiens de Crimée ont besoin de leur aide ... on croit comprendre entre les lignes qu'il est venu chercher des fonds... On entend aussi l'ancien député du peuple Andrei Centchenko faire des révélations intéressantes:
"On ne va pas commencer par écrire une dissertation et un programme
stratégique pour la réintégration de la Crimée. Il y a visiblement déjà
des actions qu'il faut entreprendre.
Je veux dire franchement que
j'ai usé de ma position officielle pour ne pas fournir d'eau à la
Crimée. Et je pense que j 'ai bien fait. Qui va dire dans la salle qu'il
faut fournir de l'eau aux occupants ?"
Une voix dans la salle de répondre: "Il faut aussi couper la lumière !"
Andrey C.: "Vous voyez !"
Rappelons que cette idée c'est exactement ce que préconisait Leonid avant le référendum.
Autre question: pourquoi quand on fait un étude sociologique et qu'on pense
que le résultat ne plaira pas aux autorités ukrainiennes, on se réfugie en Crimée ? C'est ce qui est arrivé à Evguéni Kopatko. C'est dire où se trouve l’État de non-droit.
Ainsi plusieurs choses devraient sauter aux yeux à la lumière de ces faits. On voit que les soit-disant amis ukrainiens de la Crimée, ceux qui veulent la libérer de l'occupant, n'ont aucun scrupule à vouloir fermer l'approvisionnement en eau à ses habitants, ainsi qu'en électricité. Les Criméens leur en sont reconnaissant assurément et apprécient à leurs justes valeurs ces idées. On voit encore que l'insécurité se trouve du côté de l'Ukraine et non du côté de la Crimée. Et pour finir, on voit aussi que la soit-disant dictature de Poutine possède des lois bien moins sévères et bien plus tolérantes que notre pays des droit de l'homme. Ce montage vidéo montre encore d'autres exemples dans ce sens.
Ce film documentaire retrace les faits, les sentiments et les actions entre autre de Criméens, de cosaques ainsi que de Vladimir Poutine depuis les événements du maidan jusqu'au retour de la Crimée au sein de la Fédération de Russie.
Il est sous-titré en français. http://fr.sputniknews.com/videos/20150331/1015413940.html
Aux tribunes de la
presse dont j'ai déjà consacré déjà un article ici qui montre une leçon de démocratie d'un pays à l'apogée de sa réussite, j'ai assisté au
soit disant débat sur la Russie. En réalité le débat s’appelait
Faut-il que la presse fasse la guerre à
Poutine? Question déjà biaisée au départ puisque stipulant que Poutine serait un gros méchant et laissant le choix entre faut-il le combattre ou non. Tous les spectateurs
auront remarqué d'ailleurs que ce ne fut pas cette question qui fut traitée
mais plutôt une prêche politique antiPoutine par chacun des
intervenants sur scène, quand ce n'était pas même une prêche anti-russe! Je pourrais entrer dans le détail des CV de chacun
mais sans surprise ce sont simplement tous de fervents atlantistes poutinophobes,
sauf Arpad Schilling qui est occidentophile (occidentaliste?) et qui a précisé
qu'il ne peut que constater ce qu'il a vu ou vécu ni plus ni moins.
Il n'est donc pas journaliste mais plutôt chroniqueur, pour autant qu'on fasse encore la différence. C'est un des meneurs et organisateurs des manifestations de 2011-2012,et qui demandait à Poutine de démissionner parce qu'il y avait
entre 30000 et 120000 manifestants dans la rue.Imaginer
combien de présidents sur la planète resteraient en place s'ils
devaient démissionner dès que disons 60000 personnes manifestent
dans la rue !
• Thornike Gordadze, ancien ministre de l’intégration européenne dela
Géorgie, aujourd’hui chercheur associé au CERI
Il a participé au
gouvernement géorgien comme négociateur en chef de l’Accord
d’Association avec l’UE en qualité de ministre-adjoint des
Affaires étrangères (2010-2011). Il a également exercé le poste
du ministre de l’Intégration Européenne et euro-atlantique
(2012).
Depuis
le 2 janvier il a pris ses fonctions de conseiller pédagogique formation, études et recherche de
l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) vous
verrez plus bas pourquoi je souligne ce fait et pourquoi cela peut
être inquiétant.
•Árpád
Schilling, metteur en scène hongrois
Je ne m'y attarde pas pour plusieurs raisons, la principale étant que l'enregistrement audio de son intervention est défectueux.
• Bernard
Guetta, chroniqueur de « La matinale » de France
Inter
Co-president de l’événement, se fait-il payer pour
sa présence, je ne le sais pas. Il collectionne en tout cas les conférences à travers la France de maison de l'Europe en maison de l'Europe.
Il vient d'écrire un livre :Intime
conviction : comment je suis devenu européen qui n'a rien d’exceptionnel ou de
récent puisqu'en 2002 il écrivait déjà un livre ou il se faisait
le chantre de l'Europe fédéral avec un président, un
gouvernement. Il est young leader de la FAF de la
classe 1981. Il chronique la politique
internationale à France inter, et est passé par un nombre
extrêmement élevé de journaux. En 2005 il fait
activement campagne pour le “oui” au referendum !! ou il se fait
critiqué par acrimed, et qui récidive lorsqu'il soutient une intervention militaire en Syrie ! On ne le rate pas non plus sur Cuba!
Il avoue que l'UE n'apporte aucune solution et que ça se voit mais s'obstine, comment ne pas soutenir son gagne pain: « Il y a une
rage contre l'UE, il faut montrer que l'UE peut apporter des
solutions.» Le nombre de vue de ses vidéos est révélateur, ce blog en sera peut-être la première source de trafic ! ICI te ICI.
Le débat:
1/ Sergeï Parkhomenko
Allons au 'débat';
chronologiquement nous commençons par Sergeï Parkhomenko, qui
maîtrise toutes les subtilités de la manipulation de l'opinion,
ancien critique de théâtre, chroniqueur régulier à la radio Echo de Moscou, il sait
jouer des ficelles habituelles qui annihilent tout besoin
d'explication rationnelle. On en appelle à l'émotionnel dans toute
sa panoplie, culpabilisation, moralisation, saupoudré de mensonges
ou idées fausses.
Ainsi l'auditoire
s'est fait l'idée que les russes ne connaissaient pas l'eau en
bouteille et la découvrait fin des années 90. Sous entendu: quel
pays retardé après 70 ans de communisme !
Bon, faut dire que le monsieur qui fait aussi dans la chronique culinaire à un problème avec l'eau du robinet et préconise l'eau en bouteille pour faire un bouillon de poule. Combien d'entre nous en France prennent l'eau en bouteille pour faire un bouillon de volaille ? Et pour montrer que c'est une idée fixe pour lui déjà en 2005, il voyait que les gens qui se disaient de la classe moyenne, ne l'était pas puisqu'ils continuaient à boire l'eau du robinet.
Puis il explique ce que signifie selon lui le contrat de Poutine pour les peuples de Russie pour les premières années au pouvoir. Les Russes gagneraient en pouvoir d'achat en échange de quoi ils se
tairaient des méfaits du régime. Ici l'intervenant rend les russes
vénaux, ils se sont laissés acheter par le matérialisme ! Sous-entendu : lui est incorruptible puisque n'a pas accepté ce
contrat.
Heu, quel est la
principale revendication des peuples européens en ce moment ?
Comment ? Pas d'austérité ? Autrement dit plus de pouvoir
d'achat ? Pour correctement se nourrir, se soigner, avoir sa
maison, etc ? Zut on est tous vénaux !
D'ailleurs on y
vient voici la phase de culpabilisation de l'auditoire, « Et
je dois vous rappeler aussi que le contrat entre Poutine et vous les
européens, c'est exactement le même. On vous a proposé exactement
la même chose sauf que peut-être c'est pas on vous nourrit mais on
vous chauffe, telle est la différence (...) Le contrat était le
même ! Et vous les européens étiez aussi assez faciles !
Et vous aussi vous avez cédé au fond » . Car« Quel gros marché pour évian ou coca-cola » lance-t-il.
Arrive ensuite une grosse
analyse de fond sur le pourquoi de la guerre en Ukraine, attention ça
dépote !!
L'ancien contrat
(augmentation du pouvoir d'achat des populations de Russie) a
selon Parkhomenko atteint ses limites, la tentative, qui fit flop, de
révolution colorée baptisé révolution du froid, ou de la neige
l'avait révélé. Donc Poutine avait besoin d'un nouveau
contrat pour garder sa main mise et Poutine a donc inventé une autre
réalité parallèle et un autre contrat, celui d'un pays qui est
seul, entouré d'adversaire, attaqué, maltraité et ce nouveau
contrat c'est la sécurité !
Et ce contrat « a bien marché en Russie (…). [c'est] l'explication de tout ce qui
s'est passé en Ukraine ». La vous avez bien
compris qu'on est dans le 'story telling' atlantiste avec soit disant la Russie isolée.
Dirigeants des BRICS
Quid des BRICS ? Le Brésil, Inde Chine Afrique du sud ? C'est pas vraiment les pays
les plus petits de la planète non plus .. Il y a tout de même une chose
de juste qui aurait pu transpirer de cette hypothèse. La politique
et l'industrie militaire russe a atteint un niveau d'excellence dans
la guerre de défense. Mais bien sur présenter cela serait alors
avouer que la Russie n'est plus un empire et la fable atlantiste
serait devenu aussi crédible que l'existence du Père Noël. Et le
voilà finir par une re-culpabilisation de l'auditoire « Et
l'Europe, il lui reste l'ancien contrat, le même qui était. On vous
disait de rester calme et indifférent et en échange on continue, on
continue comme avant comme si ce n'était rien, on continue à vous
donner du gaz.. » Mais juste comme ça, si l'on veut défendre les droits de l'homme et ne pas acheter de matière première comme pression, quid des pays du golf ? Bref on a titillé la corde sensible de la bienpensance, annihilant tout désir de débat rationnel, comme entame on est déjà bien, la suite...
2/Arpad Shilling:
La
parole passe à Arpad Shilling qui nous explique brièvement son
point de vue, je n'ai pas retenu grand chose, mais il a parlé de la meilleure qualité de vie en occident, de
parallèle entre Poutine et Orban sur la presse, il pense aussi que
Orban se moque du monde parce qu'il y a quelques années il était
anti-Poutine et maintenant il en est un allié, donc pour lui cela montre
le côté versatile et opportuniste et ivre de pouvoir du personnage
avec une ligne de conduite peu exemplaire. J'ai été un peu surpris
par cet avis, mais comme il l'a dit, il n'est que témoin. Il ne me
semble pas incongru qu'un dirigeant puisse trouver des intérêts
pour son pays qui changent au fur et à mesure des évolution de
situation. De Gaulles ne fit-il pas la même chose lorsque d'abord il
va reconnaître la Russie soviétique ou la Chine de Mao et puis il dénonce les
missiles à Cuba ? De Gaulles était-il versatile, opportuniste
et ivre de pouvoir ? Personne ne pourrait soutenir cette idée
aujourd'hui, les intérêts nationaux prédominaient dans sa
conception des rapports internationaux tout simplement. Je dirais
tout de même que Orban comme Poutine bénéficie d'une légitimité
populaire que les démocraties devraient jalouser au lieu de se
moquer de leur propre peuple. Ce qui est sur c'est qu'avec un invité artistique pour parler de la Hongrie, il y avait peu de chance qu'on parle du FMI, des banques étrangères, des factures électriques, je m'attendais plus à la taxe internet, des gens dans la rue contre le gouvernement mais même ce sujet n'est pas arrivé ou j'ai eu une absence. Ici un point assez complet de la situation géopolitique de la Hongrie en Anglais.
3/Thornike Gordadze:
C'est au tour de
Thornike Gordadze de s'exprimer. Je rappelle qu 'il est chercheur associé au Ceri et aussi conseiller
pédagogique, formation études et recherche à l'Institut des Hautes Études de défense nationale, qu'il animait aussi un atelier durant ces tribunes de la presse, et que ces jeunes européens n'ont que faire de la Géorgie alors que l'atelier Mali, Côte d'Ivoire Centrafrique, l'atelier est plein, et il est naturel qu'en France on se tourne principaleent versces pays là, il reste 40 place pour l'atelier Négociation géorgie-UE !
Il dit tout de suite
être d'accord avec ce qu'il a entendu, parle du contrat de
Parkhomenko comme un contrat d'aliénation volontaire, une pirouette
transitionnelle vers la même « aliénation de la communauté
internationale qui continue encore aujourd'hui, (...) ce qui se
passe notamment en Ukraine, (...) l'UE et les USA ont tout fait
vraiment ont tout fait pour que la guerre n'ait pas lieu jusqu'à
accepter le démantèlement, l'intervention étrangère sur le
territoire ukrainien. Après ce qui s'est passé en Géorgie en 2008,
2 régions géorgiennes ont été occupé, ce qui a suivi ça été
le reset lancé par Obama, et on a recommencé à dialoguer avec la
Russie on a repris, une bouderie de quelques semaines de quelques
mois, et ça n'a pas servi de leçon. ».
Bon il y aurait
beaucoup à dire sur tout cela, juste quelques points alors, c'est la
première et unique fois après 45 minutes de débats que l'on
prononce le mot USA, le mot Otan ne sera même pas dit du tout avant
les questions. Pourtant nul n'est sensé ignorer le rôle moteur de
l'oncle Sam dans tout cela, même Biden a du avouer qu'ils ont fait pression sur l'UE pour qu'elle applique les sanctions ! On a reparlé de
ces entités mais seulement après que le public en fit mention.
Sinon je voudrais mettre en avant d'autres points, premièrement un parallèle frappant entre l'Ossétie
du sud, l'Abkhasie et la Crimée. Ce sont des territoires se
retrouvant dans des frontières administratives à la chute de l'URSS
mais désireux de garder leur autonomie vis à vis du nouveau
pouvoir. L'UE et les USA ont tellement tout fait pour éviter la
guerre que c'est parce que le président Saakashvili se sentait
protéger par les USA dont il a présumé à tort de l'appui qu'il a
voulu lancer l'opération pour, selon les mots de son QG, « rétablir
l'ordre constitutionnel par la force » d'un territoire n'ayant pourtant
jamais fait allégeance à Tbilissi par le passé. Ce serait-il senti
capable de le faire si les USA ne relançaient sans cesse pour que la
Géorgie intègre l'Otan ? On lira dans Le Monde à ce moment :
La
secrétaire d’État américaine, Condoleezza
Rice,
veut notamment que les pays de l'OTAN réaffirment les perspectives
d'adhésion à l'Alliance de la Géorgie et de l'Ukraine,
afin d'empêcher
Moscou d'atteindre
son "objectif stratégique", à savoir
stopper l'élargissement de l'OTAN dans ce qu'il considère comme sa
zone d'influence. S'il
fallait montrer que l'Otan a bien pour dessin de s'agrandir comme
tous les empires, alors ne pas prendre cette thèse comme
conspirationniste puisqu'elle est même revendiquée !
L'UE et les USA
veulent tellement la paix qu'ils accusent la Russie d'envahir
l'Ukraine chaque jour depuis mars sans jamais avoir pu réunir des
preuves solides, en ayant même inventées puis se rétracter, pour
après dire, si si on a des preuves mais on vous les donne pas. J'ajouterai
également et il a fallu que ce soit Jean Quatremer le lendemain qui
le dise sur la scène. La Russie a demandé une négociation
tripartite entre elle, l'Ukraine et l'UE car des accords de libre
échange existaient déjà entre l'Ukraine et la Russie, il ne se
pouvait donc de faire un accord d'association avec l'UE sans discuter
avec la Russie. A refuser ces négociations tripartites, ce fut l'UE,
donc l'UE pour le dialogue et la paix et la Russie pour la guerre, on
repassera. Il ne se peut que notre spécialiste ignore ceci puisque moi je le sais, puisque Jean Quatremer le sait ! Évidemment pendant le débats sur la Russie, ce ne fut pas
dit, et encore moins par Gordadze, qui officie chez nous à IHEDN,
je le rappelle !! On a embauché, ou plutôt notre premier sinistre a
embauché, puisque c'est lui qui régit cet institut, un belliciste à
la pédagogie et formation à l'institut de hautes études de
défense national !! Un sportif peut-il aussi facilement jouer pour deux équipes nationales différentes sans qu'on se demande les intérêts de quelle équipe va-t-il défendre ?
Et
ce va-t-en guerre continue ensuite sur le soft power Poutinien, avec
un budget grandissant notamment dans les médias notamment de
l'arrivée prochaine de Russia Today en français pour « projeter
une certaine image, (...) mais aussi ils vont
essayer de répandre la version officielle russe,
sur les événement non seulement en Ukraine mais aussi dans le
monde. »Le monsieur
semble catastrophé que la Russie veuille que l'on sache ce qu'elle
pense officiellement, je dirai que normalement si on avait une presse
digne de ce nom, le point de vue russe officiel serait expliqué sans que la
Russie n'ait besoin d'intervenir elle même. Mais notre presse, et
les tribunes en sont une excellente représentation, n'est pas un
symbole de pluralité. Prenant de plus en
plus confiance devant un public qu'il croit acquis, il se prête au
jeu de citer des arguments que la presse russe distillera à son
arrivée :
« Si en
Ukraine avec le gouvernement actuel, ce qui n'est pas du tout sur,
mais si ils réussissent à rétablir la démocratie au sens ou nous
l'entendons, c'est-à dire le respect des droit de l'homme, c'est
quelque chose qui n'est absolument pas acceptable pour la Russie,
c'est pour ça qu'il s'acharne autant »et donc les
arguments seront entre autre que ce sont des nazis au pouvoir et que
« ce sont les occidentaux qui sont allés chercher l'Ukraine, la
je peux dire que j'étais moi, j'ai négocié l'accord d'association
pour la Géorgie, et l'Union Européenne, c'était absolument pas
l'union européenne qui nous a attiré vers Bruxelles, au contraire,
c'était l'union européenne qui voulait nous donner le minimum
syndical, c'était les pays voisins de l'UE qui essayaient
d'influencer ».
Personnellement, je ne savais pas que
les USA étaient un pays voisins de l'UE. Oui les Etats Unis sont
quand même le pivot à l'intégration européenne, si William Clinton a reçu
le prix Charlemagne en 2000, c'est pour ses efforts en ce sens, il n'y a qu'a voir comment il commence son discours de remerciement.
l'UE remet 27 millions d'€ pour l’intégration euro-atlantique
Si
Nuland n'arrête pas de tourner de pays en pays c'est en ce sens
aussi. Elle même qui a dit que les USA ont mis 5 milliard dans l'Ukraine pour la
transition démocratique ce qui en soit n'est pas rien, je n'ai pas
fait le compte pour l'UE mais la somme se compte également en
milliard pour arriver à tendre vers des normes européennes dans tous les
domaines et cela sans compter les fonds nationaux des pays européens qui ont poussé dans ce sens ni les fond privé Soros, Adenauer, etc.. Et ces déclarations une derrière l'autre des représentants de l'UE comme celle ci de Von Rompuy: "Le future de l'Ukraine est dans l'Union Européenne", ce n'est aucune incitation ? Et cette vidéo du parlement européen elle dit quoi ? Pour Thornike, ce serait un argument fallacieux que les occidentaux seraient allés chercher l'Ukraine, tout comme ils n'auraient pas cherché la Géorgie, et ne continuent toujours pas de la rechercher. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle le ministre à l'intégration euro-atlantique s'est vu remettre l'an dernier un petit chèque de 27 millions €, fin 2013, pour travailler mal et ralentir les réformes dans le but d'intégrer un jour l'UE, c'est évident !Et 30 millions sont arrivés ce 19 novembre! Et quand un doute survient sur le futur euro-atlantique de la Géorgie, ce sont bien sur les USA à s'inquiéter en premier, comme il y a quelques jours après la démission de ce même ministre. Ce sont bien les USA qui tirent les ficelles, comme ici où une délégation américaine et une géorgienne sont d'accord sur le caractère irréversible de l’intégration euro-atlantique de la Géorgie, et l'UE disciplinée qui suit car si la Géorgie a un ministre à l'intégration euro-atlantique, l'UE a de son côté un commissaire à l'élargissement.
Après ces
'avertissements' sur les médias russes puisqu'ils ont, je cite, « construit
une réalité complètement parallèle. Et cette construction a
commencé déjà au début des années 2000 lorsqu'on a nationalisé,
heu..enfin, lorsqu'on a repris les chaînes de télévision à un certain
nombre d'oligarques qui n'étaient pas favorables au pouvoir. »
Notez que le concept de réalité parallèle est très pratique pour parler de quelqu'un qui n'est pas là, car il évite d'aborder les arguments de façon rationnelle. Pour finir sa
tirade :
« Cette réalité parallèle s'est renforcée, (… ) quand on le regarde pour la première fois on se pince, c'est pas vrai, les idéologues du régime disent que l'union européenne très clairement soutient les fascistes, les nazis, l'union européenne est une puissance décadente gouvernée par des homosexuels par des minorités, et tout cela sans aucune autre (….) qui se traduit par les gens qui sont extrêmement proche du kremlin des gens qui avant étaient l’extrême droite de l’extrême droite, maintenant c'est devenu le mainstream, et tout ça couplé avec les lois qu'on adopte à la douma, sur la sécurité biologique, c'est un terme utilisé c'est pas le terme officiel mais qui rendent l'adoption aux étrangers d'enfants russes impossibles, qui répriment les déviances sexuelles. On est dans une réalité assez différente, de ce que c'était déjà il y a cinq ans, il y a trois ans, c'est pour ça que la guerre en Ukraine, je suis d'accord avec Serguei, a fait que l'on a atteint un niveau de phase ultime de ce régime qui est, vraiment critique, je pense que d'ici quelques mois, d'ici un an ou deux on verra si ça peut marcher ou si c'est le début de la fin. »
Alors il commence par dire, vous allez voir les médias russes vont dire qu'en Ukraine y a des nazis au pouvoir, puis il dit qu'en Russie il y a des nazis au pouvoir. Et bien en attendant qu'il démontre la nazification du pouvoir russe, voici des noms, dont chacun pourra vérifier le curriculum comme par exemple venant de Una Unso, Tchornovol, du parti social-nationaliste ukrainien, Parubyi, Iarosh est également devenu député, le leader de pravy sektor, Liachko, chef du parti radical, Semenchenko, commandant d'un bataillon punitif, Nalyvaichenko, Mositchuk et j'en passe.. je me pince et me repince ces gens sont toujours là en Ukraine, et poussent pour des lois ou des actions au minimum qualifiées d'extrême droite. Je crois qu'Irina Farion n'a pas été élu en octobre, c'est déjà ça.
En ce qui concerne le côté russe et les lois dures pour adopter les enfants russes, l'unicef est d'accord avec ça, et c'est vrai que cela contraste avec le nouveau décret ukrainien qui facilite l'adoption d'enfants même lorsqu'un des parents est encore vivant sur quoi l'unicef ne dit rien, mais interpelle les deux parties du conflit quand des enfants sont tués par des bombardements à Donetsk. Et ce témoignage la, l'unicef va-t-il en prendre compte? Sur les lois dites homophobes, elles
n'interdisent pas l'homosexualité, elle interdise sa publicité en
présence d'enfant, mais là on est sur des lois de nature sociétale plus que politique. Ce sont plutôt nos politiques qui en font un enjeu politique, selon moi à tort. Mais que l'UE soit une puissance décadente ne
surprend personne tant tous les leaders ont des histoires de
corruption, à commencer par le nouveau "président" de la commission qui ne démissionne pas pour autant. Mais c'est peut-être le terme puissance qui peut choquer, car
à part ses peuples, l'UE n'a jamais soumis personne.
L'intervention de Thornike finit donc par « on
a atteint un niveau de phase ultime de ce régime qui est vraiment
critique, je pense que d'ici quelques mois, d'ici un an ou deux on
verra si ça peut marcher ou si c'est le début de la fin. ». La
on est pas mal en terme de fin apocalyptique, on sent vraiment que ce
'régime' pose un problème aux désirs politiques de l’énergumène,
on sent aussi le manque d'objectivité. je cite : phase ultime vraiment critique, début de la fin. Je répète qu'il bosse aux
intérêts français de défense national !!
Les questions/ réponses:
Bref après ce flot
de grand n'importe quoi où, lorsqu'on ne regarde que la presse
française ajouté à ses trois témoignages, on est au point de faire
un don à pravi secteur pour ses actions bienfaitrices. Mais arrive le
moment des questions du public et ce moment est introduit par la
phrase du modérateur : « il aurait été bien qu'un intervenant
défende le point de vue de Poutine » histoire de défaire
tout de suite la question de non contradiction du débat au cas ou un
spectateur la met sur le tapis. Et suivi de « peut-être que
dans la salle quelqu'un pourra le faire », comme si une
question pouvait être équitable après une heure de débat à sens
unique dont la définition plus juste est propagande.
Pour essayer de faire bref, la première question met en avant un étonnement de ne pas avoir traité le sujet, c'est-à-dire la presse française et ce qu'elle doit faire. Pour répondre au jeune homme, d'abord Guetta, lui coupant un peu la parole« si c'est un grand méchant [Poutine] ça nous
oblige à parler de lui comme un grand méchant ». Puis il relance Sergueï sur la presse intérieure« Parce que,
comme tu l'as dit tout à l'heure, ce genre de pouvoir n'est pas
directement attaqué dans les médias. »
Et Sergueï y va donc de sa tirade sur la liberté de parole. Je vous laisse juger sur cet article ce qu'il peut se dire dans la presse russe, et vous demanderai de chercher un média au moins un, aussi répandu et qui prône la sortie de l'Otan comme ligne éditoriale en France. Si vous n'en trouver pas, c'est qu'il y a beaucoup plus de liberté de parole dans les médias russes que français. Et il finit la réponse comme ceci: « Pour la presse européenne et mondiale,
mais justement Bernard a raison, regarder tout simplement ce que
fait Poutine, ce que fait son régime et décidez vous-même. ».
Il aurait été bien justement de prendre une autre question à ce moment sur enfin la presse française qui nous amène à décider ou qui nous montre une seule version des faits celle atlantiste mais on décide de donner la Parole à Thornike une nouvelle fois pour répondre lui aussi à la même question.
Il commence évidemment en parlant de Politovskaia. Heureusement qu'en France ce genre d'histoire n'arrive jamais. Et si elle arrivait, elle ne serait pas étouffé par les autorités ou les médias nationaux. Pour finir, et après une reductio ad hitlerum, (au fait c'est quoi ça?) on apprends qu'en France, on a la pluralité de la presse.
Une deuxième question sur cette fois le rôle et les responsabilité dans la crise ukrainienne de l'occident via l'Otan (enfin le nom est prononcé) et l'ingénierie sociale 'exportatrice de démocratie'..
Guetta très prompt à prendre la parole: « Nous avons certainement sous estimé la
réaction de Vladimir Poutine, personne n'avait imaginé l’annexion
de la Crimée, c'est clair, mais qu'est-ce qu'il fallait … si on
n'avait pas sous estimé, si on avait imaginé, est-ce qu'il fallait
pour cela changer de position ? ».
Bernard, Bernard, Bernard, je ne sais plus quoi dire.. vous faites de la géopolitique ou pas ?Spécialiste en plus qu'on nous dit ? Et si, monsieur Guetta, la réaction en Crimée était bel et bien envisageable, et ce lexique utilisé reste bien partial. Voici ici le 22 janvier, un mois avant le coup d’État, une déclaration du conseil suprême de Crimée qui prévient ne pas tolérer un coup d'Etat, qu'il défendrait le statut d'autonomie de la Crimée et qu'il n'accepterait pas d'être gouverné par des extrémistes appuyés par l'occident. Le 28 janvier Krimskaia Pravda publiait une carte avec des sécessions possibles de l'Ukraine si la situation continuait à se détériorer (photo ci-contre).
Jeffrey Luebbe
Et tant qu'on y est, et puisque Sergueï tirait sur la corde de la vénalité des russes en échange de se taire. Voilà ici, un événement produit
le 15 février et révélateur de beaucoup de choses et notamment qui démonte plusieurs
mensonges évoqués déjà. Il s'est passé en Crimée où l'UE finançait un projet de tourisme (parce que nous
ne sommes pas allé les chercher), à diriger ce projet était un
américain (ça choque que moi ? c'est mes impôts quand même! et USAID inside en plus), cet américain s'est prononcé en faveur
d'euromaidan dans une discussion au sortir d'une discothèque et s'est fait molesté (défaut de vénalité contre valeur, hein Sergueï ? En tout cas pas en Crimée). On ne pouvait l'immaginé Bernard ? Ensuite dans la foulée, le chef du parlement de Konstantinov de rappeler le risque de scission de la Crimée le 20 février soit 2 jours avant le putsch. Bon Bernard, si la scission de la Crimée n'était vu par personne en occident, c'est juste parce que ces gens là ne voulaient pas la voir. Il se disait d'ailleurs que d'autres régions voyaient d'un bon oeil ce qui se passait en Crimée. Confirmé le 3 mars, où les oblasts de Kherson, Nikolaev et Odessa voulaient se joindre à la Crimée. Cela a été rapporté également par la Radio où travaille Sergueï, omettant simplement de dire, alors que le fait rosbalt, que les décisions de referendum ont été prises après que les activistes de euromaidan ont pris le pouvoir en Ukraine.
l'UE fait sa promo en Moldavie et Guetta dit " Nous ne sommes pas aller les chercher" , l'UE ne fait que ça !
Nous sommes donc dans du mensonge idéologique chez des gens qui ne devraient plus pouvoir s'exprimer enpublic, Guetta ayant déjà été mis en avant plusieurs fois pour parti pris sur les ondes. Et après un pareil mensonge, à Bernard Guetta de récidiver encore et encore: «J'en passe à notre deuxième point, nous ne sommes pas, nous, les pays de l'union européenne, allé
chercher l'Ukraine, personne ne voulait dans l'union européenne
l'Ukraine, parce que c'est un grand pays très peuplé, dans un état
de délabrement économique et industriel monstrueux, et l'union
européenne à bien assez de problème aujourd'hui avec ces 28
membres pour n'avoir pas souhaiter et ne souhaiter (???) pas, se
mettre l'Ukraine sur le dos. ».
Ils sont vraiment en confiance ces gens là, donc revient le mensonge de c'est pas nous, que j'ai déjà traité plus haut.. Si l'on veut en rajouter, on pourra cyniquement donner le lien de cette vidéo ou comme les réseaux sociaux l'avaient bien remarqué même avant le putsch lister les intervenants à l'euromaidan:
Sont venus à Kiev pour l'euromaidan:
- des émissaires américains, français, espagnols, allemands, danois
- l'assistante du secrétaire d'état américain : Victoria Nuland
- les sénateurs américains: Kris Murphy et John McCain
- le ministre des affaires étrangère allemand: Guido Vesterstelle - la commissaire européenne des affaires étrangères ; Catherine Ashton - le ministre des affaires étrangères hollandais :Frantz Timmermanz - l'ex président de Géorgie: Michael Saakashvili - l'europarlementaire : Iatsek Protacevich - le ministre des affaires étrangère de la Lituanie : Linas Linkiavitchus - la porte parole de la Lituanie: Loreta Graujinienie - l'ex premier ministre polonais : Iaroslav Katchinski - et le sénateur tchèque Iaromir Chtetina - ...
ET ILS ONT TOUS ACCUSÉ LA RUSSIE DE S’INGÉRER DANS LES AFFAIRES UKRAINIENNES !!!
Et Guetta de poursuivre après son "nous ne sommes pas allé les chercher", dans un délire cette fois totalement ubuesque expliquant à l'assistance que 95% de l'Ukraine était devenue pro-ue au cours de l'euromaidan, même Sergueï et Thornike n'auraient pas osé ! Je vous mets tout le texte tellement après des mensonges aussi grossiers, ce type ne devrait plus avoir le droit de s'exprimer en public:
«Il s'est passé qu'il y a eu grosso modo
deux grands courants d'opinion, le courant favorable à un
rapprochement avec l'union européenne, et le courant favorable à
un resserrement des liens avec la Russie, or le 1er courant était
toujours favorable au rapprochement avec l'union européenne, et le
2ème courant qui était incarné par le président Yanoukovitch,
celui qui est tombé en novembre, courant qui originellement était
favorable à un resserrement des liens avec la Russie, avait
considérablement évolué, et souhaitait lui-même ce rapprochement
commercial. Il s'agissait d'un accord de partenariat bref une zone de
libre échange même pas complètement libre, ça veut dire entre
l'union européenne et l'Ukraine, c'est à dire que 95% des
ukrainiens les deux grands courants politiques le demandait et nous
aurions du nous union européenne refuser au motif que nous avions
peur de la Russie ?
».
Et je le re-rappelle mais ce dut être Jean Quatremer qui, malgré que je ne pense pas du tout comme lui vis-à-vis de l'UE, je recoonais son honnêteté intellectuelle, a du rappeler le lendemain que la Russie a demandé des négociations tripartites sans quoi l'Ukraine risquait de perdre ses avantages sur le marché russe. Rien de plus normal quand on négocie une zone de libre échange de voir avec tous les protagonistes avec qui on en fait. Et c'est l'UE qui a refusé ces négociations. Donc non, l'UE n'a pas eu peur de la Russie, elle a même essayé de rentrer en libre échange avec elle par la porte Ukraine et sans s'intéresser à son avis. Si comportement dictatorial il y a eu c'est bien de l'UE et non de la Russie. Et dans cette réflexion c'est bien à l'occident que l'on peut imputer l'explosion de l'Ukraine et tous les morts notamment les plus de 4000 civils et dont la liste se rallonge tous les jours sous les obus des forces ukrainiennes.
Au tour de Thornike de répondre:
l'UE fait sa promo en Arménie, nous ne sommes pas aller les chercher qu'il disait, on ne fait que ça !
«Premier argument vous parlez de
l'élargissement de l'Otan qui encercle la Russie, c'est faire
abstraction totale de l'opinion qui ont rejoint l'Otan, entre la fin
de la guerre froide et aujourd'hui, donc tous les pays de l'Europe
centrale et orientale y compris les pays baltes, les populations, les
élites politiques de ces pays, ont souhaité très rapidement
pratiquement dès le début, tout de suite, être membre de l'Otan,
on demande pas, cette question que l'on pose souvent en France, en
Europe occidentale, ou on vit quand même dans un monde relativement
pacifique encore, on a peu de menace directe, sur notre
souveraineté, sur notre intégrité territoriale, etc.. Ces pays là, on peut pas négliger,
les opinions de ces gens là, quand on a négligé les opinions des
Ukrainiens par rapport à l'union européenne et l'accord qui a été
signé, quand Ianoukovitch à dit.. Pendant des années il a menti aux
ukrainiens, à la fin il a dit non non on va pas signé, c'est pour
ça qu'il est tombé, voilà il y a des populations, des sociétés
civiles qui, qu'on peut pas négliger, on peut pas décider on n'est
plus au 19ème siècle on est plus au 18ème siècle, frapper les
frontières autoritairement ».
Bon je veux là d'abord m'attarder principalement sur ces mots, pour un peu de patriotisme. Le type nous raconte qu'on peut pas comprendre parce que «on vit quand même dans un monde relativement
pacifique encore, on a peu de menace directe, sur notre
souveraineté ».Pour la énième fois, le gars bosse à l'institut des hautes études pour la défense nationale. Noter le mot "encore" histoire de faire naitre la peur, petite technique manipulatoire, une de plus. Puis le gars ne voit pas de menace à la souveraineté française, alors que tous les atlantistes, les commissaires européens, les fédéralistes, les écolos et j'en passe nous expliquent que les pays d'Europe doivent céder de leur souveraineté pour que l'Union européenne puisse exister, que le problème de l'Union Européenne ce sont justement les États-nations, ce truc que la France a inventé à la révolution. Ainsi tous ces gens sont des traitres au pays voulant le désintégrer, et que penser alors de ceux, dans l'orbite otanienne, qui font un dénie d'attaque à la souveraineté ? Eux ne seraient pas des traitres ? On peut rajouter que les peuples on les écoute seulement quand ils disent ce qui plait chez les otaniens ceux là par exemple, ils n'existent pas.
Et Thornike de finir sa réponse:
«ces pays là qui sont devenus membres de
l'Otan, aujourd'hui c'est ça qui leur garantit la paix, si
aujourd'hui nous n'avons pas d'intervention russe en Lettonie, en
Estonie, et en Lituanie et en Pologne, c'est parce qu'ils sont
membres de l'Otan et de l'union européenne, nous avons
l'intervention russe là ou il n'y a pas l'union européenne et
l'Otan, en Géorgie et en Ukraine, donc cet élargissement a apporté
beaucoup plus de paix sur le continent européen que l'inverse, c'est
mon opinion.
».
Il faut donc préserver le mythe de la Russie comme empire, éluder les responsabilité de l'otan et de l'occident. On a dit plus haut que c'était faux que l'OTAN, les USA et l'UE n'ont rien fait ou ne sont pas allé les chercher, mais plus on répète plus il y a de chances que les lycéens dans l'assistance retiennent le mensonge (cf Goebells). Sans l'Otan, la Russie aurait envahit toute l'Europe de l'est, phrase péremptoire sans aucun argument pour la soutenir, jamais rien de menaçant venant de la Russie, tout au contraire, la Russie fait tout en diplomatie depuis des années en matière de politique étrangère, tente des rapprochements avec ses voisins. C'est d'autant plus faux que dans les pays tampons, neutre militairement, il n'y avait que peu de tensions, et ces tensions se sont exacerbés au fur et à mesure que les USA ont voulu les avoir dans l'OTAN, et le veulent encore ce qui ne calmera pas la situation.
Au fait pourquoi Thornike est si sur que tous veulent intégrer l'Otan ? Regardons comment ça se passe au cas ou la réponse est "ce n'est pas sur". Voici le verbatim d'un discours de Victoria Nuland, en novembre 2013, l'américaine aux affaires européennes et asiatiques, notre ministre en quelques sortes: " If these leaders continue to
block the country's path to EU and NATO membership, Bosnia's
international partners, the U.S. included, should seriously re-evaluate
our approach." Bref on a tôt fait d'intimider les récalcitrants!
Pour finir en résumé, on nous explique que Poutine pense qu'il peut tout acheter, que l'argent achète tout, JO à Sotchi, Coupe du monde de Foot, on pronostique des grands journalistes qui seront sur Russia Today en français par vénalité, en Russie il aurait nettoyé le champs de l'opinion (ah bon ?) et donc les sanctions ne lui font pas peur même si la Russie perd 10 points de croissance, alors que moins un point de croissance en Europe peut faire tomber un gouvernement.
Alors en conclusion pourquoi ont-ils si peur ? Oui c'est bel et bien un témoignage de peur, sinon pourquoi ne pas inviter de contradicteur ? Ce fut le cas pour les trois jours de pseudo propagande. Et bien une partie de la réponse peut se trouver dans cette phrase de Hillary Clinton : “We are in an information war, and we are losing that war,”Clinton told
the Senate Foreign Relations Committee while defending her department’s
budget of almost $50 billion. En effet les USA perdent la guerre de l'information parce que pour faire passer un mensonge face à une vérité il faut le répéter plus souvent et c'est bien à cela que servait ces tribunes de la presse dont ce soit disant débat sur la Russie de Poutine. C'est aussi pour cela qu'est revenu à plusieurs reprise le sujet du soft power russe ou de Russia Today en français et quelle horreur, les Français verraient cette fois le point de vue officiel russe arriver chez eux ! Mais pour aller encore plus loin, on peut aussi penser, et le fait que personne parmi les intervenants ne s'est jamais plaint du soft power américain, ou de l'époque ou voice of america et radio free europe diffusait sur la moitié du monde montre leur servilité, et montre pour les organisateurs un carriérisme à toute épreuve quitte à engendrer la guerre encourageant des politiques qui peuvent amener des casus belli. Et qu'aurait Rousset à y gagner ? En fervent européiste, il espère que la politique que prône l'UE, la réforme territoriale, la métropolisation de la Gironde et de l'Aquitaine autour de Bordeaux le propulse à la tête du Grand Bordeaux, qui par landérisation deviendra dans la décennie qui arrive une mégalopole sans concession. Il va sans dire que les habitants modestes de cette mégalopole se verront rejeter en banlieue qui elle même se verra s'éloigner du centre. On imaginera alors sans surprise que Rousset voit sous de bons hospices une victoire de Juppé aux primaire de l'ump lui laissant la main sur la future grande euro-région. Je ferai peut-être prochainement un article sur Rousset et son européisme, sa phobie du jacobinisme parisien qui pour lui ne contraste pas avec son amour de la centralisation bruxelloise.
Logo sur ma sacoche
PS1: pour la petite anecdote et pour ceux qui ont eu la patience de lire jusqu'en bas, la servilité d'Alain Rousset est telle et le propagandisme si énorme qu'en voyant ma sacoche avec la branche d'olivier représentant le franc, devant les lavabos des toilettes du TNBA, il a préféré ne pas s'approcher et sortir directement.
PS2: En matière de propagande européiste, nous qui nous plaignons des tribunes de la presse, ou Rousset/Guetta ont fait mieux que BHL, on est largement battu tout de même par la RAI, télévision publique italienne, qui gratifie ses téléspectateurs d'une semaine de marathon européen où l'on parlera de ce fameux rêve, le rêve européen, oui parce que la réalité, c'est pas ça du tout.
Conclusion: Ce n'est pas demain la veille que l'on aura des débats constructifs et contradictoires comme ce serait le cas dans une démocratie digne de ce nom, sur des sujets importants en France et dans nos pays soumis à l'UE et aux USA.