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vendredi 26 juin 2015

Les visas shengen pour les habitants de Crimée doivent se faire sur le sol ukrainien !

Depuis le référendum en Crimée et son rattachement à la Fédération de Russie, l'UE n'accepte des demandes de visa shengen des Criméens que si elles sont faites sur le sol ukrainien. Manière dans un sens d'officialiser que la Crimée n'est plus ukrainienne, mais manière également de persécuter une population que l'UE dit pourtant être victime des muscles du Kremlin.
On permet donc aux Criméens de venir avec les passeports russes sur le territoire ukrainiens pour faire leur demande de visa shengen. On sait bien la politique de chasses aux sorcières organisée par le gouvernement ukrainien, les bataillon punitifs, et les médias du pays envers les russes, alors obliger les Criméens à venir faire valoir leur passeport russe en Ukraine pour demander un visa shengen est non seulement irresponsable mais en plus hypocrite. Les Criméens qui désirent un visa shengen sont heureusement plus pragmatiques que les instances européennes et font la demande avec leur passeport ukrainien qu'ils ont conservé. Nul doute qu'on se servira d'ici peu de ces demandes de visa pour tenter de prouver que les Criméens veulent retourner en Ukraine.
Mais pour argumenter dans le sens de l'hypocrisie et de l'irresponsabilité occidentale, on peut se demander pourquoi vouloir rendre difficile ces demandes de visas, puisque les peuples de Crimée, qui seraient selon l'Ue sous la houlette féroce des autorités russes (l'assemblée parlementaire du conseil de l'Europe vient de son côté de prendre une résolution en ce sens avec analyse de Karine Bechet-Golovko), devraient au contraire avoir la possibilité de venir plus facilement pour raconter toutes les atrocités que les soldats de Poutine sont en train de commettre sur le territoire annexé !

A moins que d'atrocité, il n'y en a pas, et qu'alors il faille à tout prix ne pas faire de publicité sur le choix réel du peuple de Crimée ? A moins que l'UE n'en a rien a faire finalement des habitants de Crimée et crie au scandale et à la démocratie pour ne servir en définitive que des intérêts géopolitiques qui n'ont aucun rapport ni avec la vérité ni avec les Criméens.

Gigi Houille


dimanche 31 mai 2015

L'UE, l'Ukraine et les valeurs communes !

Les 21 et 22 mai à Riga l'UE a tenu son sommet 2015 de partenariat oriental. Sans entrer dans tous les détails, à l'issu du sommet, les participants, Ukraine comprise, ont signé une déclaration commune. On note dans cette déclaration, particulièrement l'article de 7 :
Les participants au Sommet réaffirment éléments et principes énoncés dans la déclaration du Sommet du partenariat oriental et réaffirment leur ferme intention de faire avancer les engagements pris lors des sommets précédents et dans les accords bilatéraux. Les participants au Sommet reconnaissent que la démocratie, le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales et la primauté du droit sont au cœur de l'association politique et l'intégration économique, comme prévu dans les accords d'association. Ils reconnaissent l'engagement des partenaires concernés à mettre en œuvre et la promotion de ces valeurs. Les participants au Sommet reconnaissent les aspirations européennes et le choix européen des partenaires concernés, comme indiqué dans les accords d'association.
Ces très jolies paroles contrastent quelques peu avec la loi approuvée la veille par la rada de Kiev. En effet Kiev autorise le pays à ne pas appliquer certaines dispositions du pacte international relatif aux droits civils et politiques ainsi que d'autres de la Convention européenne des droits de l'homme.

Ces principes sont remis en cause par des dérogations aux articles 5 (droit à la liberté et à la sûreté), 6 (droit à un procès équitable), 8 (droit au respect de la vie privée et familiale) et 13 (droit à un recours effectif) de la Convention européenne des droits de l'homme et aux articles 2 point 3, 9, 12, 14 et 17 du Pacte international des droits civils et politiques qui reprennent en substance les mêmes principes.

Plus de détails ici après l'interview de Porochenko à la BBC :
et ici en plus court

Voilà donc les valeurs qui ont rassemblé le 22 mai Ukraine et UE.
Ainsi selon le lieux, la langue, l'avis politique, en Ukraine on a pas les même droit fondamentaux et les mêmes libertés. Ce n'est rien d'autre que légiférer sur l'untermenschen. Point de point godwin puisque c'est un texte de loi. Certains auront des libertés, d'autres pas, certains auront des droits, d'autres pas.

Quant à l'UE, en acceptant de signer avec l'Ukraine la déclaration conjointe le lendemain de l’approbation par la rada de ce texte de loi, et en octroyant un prêt de 1,8 milliard d'€ à ce même pays sans même aborder cette question, elle n'a fait qu'avaliser cet état de fait. Ainsi, dans le meilleur des cas, on peut dire qu'aucune contenance n'existe dans l'institution européenne, et qu'elle n'est qu'une coquille vide. C'est peut-être pour se donner cette contenance inexistante que Juncker a du abuser d'alcool pendant ces journées, ce qui a donné un pot-pourri humoristique de l’énergumène sur scène :

On parlait ici du meilleur des cas où l'UE, n'étant finalement personne, devait le cacher. Mais si l'UE avait réellement son idéologie, quelle conclusion tirer de sa non-réaction aux nouvelles lois ukrainiennes faisant une distinction parmi les citoyens pour leurs droits et leurs libertés fondamentales ?

En tous les cas, comme l'UE n'a pas haussé le ton, mais n'a pas non plus garanti d'avancées significatives ni d'aides substantielles autres que celles déjà prévues, Porochenko, face à un mécontentement grandissant dans le pays, n'a pas le choix. Pour qu'on ne parle pas de l'état déplorable du pays, pour qu'il y reste à sa tête, il faut alors relancer la guerre (tout en disant faire des efforts pour respecter les accords de Minsk 2). De ce côté là au moins il sait qu'on ne lui mettra pas de bâton dans les roues; Il a en commun avec l'empire occidental un ennemi tout trouvé, la Russie. C'est ainsi fort logiquement qu'on voit une ré-escalade des tensions, du conflit et des actions militaires sur les lignes de front. Et la reprise du génocide où les bombardements des forces de Kiev tombent à l'aveugle sur les civils du Donbass. Voici deux vidéos traduites en français sur la chaine thalie thalie de témoignage des atrocités  des bombardements ukrainiens ces derniers jours:
https://youtu.be/TWXl_2ddAFM


https://youtu.be/U34-_DKb2H0




Également dans la mouvance:
Faisant autant cas que l'UE sur les lois ukrainiennes, la Finlande décide de refuser le droit d'asile et de renvoyer une mère et sa fille en Ukraine sachant que le père de famille se bat pour la République Populaire de Donetsk ! Considérant les lois nouvellement approuvés, on peut craindre pour cette famille et ses droits !
Et comme l'important est cet ennemi commun la Finlande appelle près d'un million de réservistes à se tenir prêt !
Pas mieux, en Angleterre où l'on trouve incroyablementagressif qu'il y ait des chars russes.... en Russie. L'essentiel, comme le rappel bien Porochenko, n'étant pas que l'Ukraine intègre un jour l'Ue mais qu'elle intègre l'Otan.Et Liachko, leader du parti radical, dont les méfaits ont été repertorié par amnesty internationnal d'y rajouter son grain de sel:
« Il faut de la force pour arrêter Poutine, non seulement de l'Ukraine mais le monde entier car si on ne l'arrête pas en Ukraine il va aller plus loin, vers la Pologne l'Allemagne, la Géorgie, la Moldavie, les pays baltes. Je suis sur à 200% que ce plan est prêt depuis des années pour envahir ces pays, Il faut être aveugle pour ne pas voir cela. ».


Gigi Houille

mercredi 13 mai 2015

Le programme économique de l'Allemagne nazie

Le 22 juin 1940, en tant que grand chef du plan quadriennal, Herman Göring a ordonné qu'on réfléchisse à l'organisation économique de l'Europe après la guerre. Suite à cela, la chancellerie du Reich produisit un memorandum le 9 juillet 1940 qui servira de base pour l'organisation de la nouvelle Europe économique voulue par les nazis. Dans ce mémorandum, on y trouve quelques pistes de travail :
"Les parties de l'Europe sous l'influence de l'Allemagne doivent être unifiées de la même façon que d'autres zones continentales, par exemple les États-Unis et la Russie. Cette création d'une zone économique à l'échelle européenne a été empêchée arbitrairement après la Première Guerre mondiale par le traités de Versailles"
idée: zone économique européenne
"un des problèmes a été que le traité de Versailles (et suivants) a créé 7000 km de nouvelles frontières douanières."
idée:  les frontières sont des obstacles
"Les monnaies d'Europe centrale doivent être placés sur une base uniforme en établissant un taux de change fixe entre ceux des autres pays et le Reichmark."
idée: un taux fixe entre les monnaies européennes
"Les barrières douanières en Europe centrale doivent être abolis."
idée: suppression des barrières douanières
"Les dommages aux industries individuelles peuvent être évitée par la conclusion de quotas, de prix et d'accords de vente entre les groupes économiques dans les pays respectifs. De la même façon l'agriculture pourraient être protégés par des mesures qui doivent être adoptées par les agences du Reich et leurs homologues dans les autres pays concernés."
entre autre idée: faire une politique agricole commune

Et, toujours d'après le mémorandum, voici les principaux avantages que procurerait une communauté économique selon les nazis:
"La possibilité d'une production rationnelle et de concentrer les préoccupations les plus efficaces dans les sites les plus favorables, éliminant les usines inefficaces et en finir avec le mouvement non rentable des marchandises."
idée: délocaliser les emplois vers le plus rentable pour les entreprises
"Élargissement de l'espace commercial sans droit de douane"
idée: un marché unique
"Augmentation de l'effet de levier dans les négociations commerciales et les relations avec d'autres pays."
idée: ensemble on est plus fort dans l'économie mondiale.

Ce mémorandum a été traduit en anglais ici. On y trouve le lien vers l'original en allemand. On tint une réunion au ministère de l'économie du Reich chapeauté par Walther Funk le 22 juillet 1940 où l'on travailla sur ces pistes et le même Walther Funk donna un discours le 25 juillet 1940 explicitant sa manière d'arriver à ses objectifs et la transformation de l'Europe en économie de paix sous leadership allemand. Il précise que cela prendra du temps et qu'il faudra procéder par étape.
Ici d'autres textes des archives nazies mis en évidence, traduits ou non, par la fondation Rath.

Donc résumons les idées:

- Une zone économique européenne
- sans frontières
- sans barrières douanières
- un marché unique,
- une politique agricole commune
- la relocalisation des usines au plus rentable,
- un taux fixe entre les monnaies,
- et l'idée que plus cette zone économique de libre échange est large et plus elle aura de poids pour négocier dans le commerce international.

Voilà donc le plan nazi pour l'économie d'après guerre en Europe ! Il est nul besoin d'un fort esprit critique pour se rendre compte que chacune de ses propositions ont été entreprise et mise en application aujourd'hui et que cela s'appelle maintenant l'union européenne

On savait pourtant déjà à l'époque ce que ses idées entraineraient si elles étaient mise en application.
L'ambassadeur italien à Berlin, Dino Alfieri, fit un rapport à Mussolini le 01 août 1940 concernant le plan économique allemand. Il y explique la volonté nazie de diviser le monde en zones économiques, d'ancrer sur le Reichmark les monnaies de l'Europe, et que sous l'égide d'une monnaie stable (forte), le Reichmark, l'Allemagne se réserverait les productions industrielles aux dépends des autres pays. Alfieri précise aussi que dans ces circonstances le rôle de l'Italie ne serait plus qu'agricole et que le pays a pourtant aussi besoin d'une large activité industrielle pour pouvoir assurer de l'emploi à toutes les forces de travail. Il continue en donnant son opinion, "compte tenu de la situation industrielle et commerciale" du pays, il était opposé, écrit-il, à "la constitution de ces zones économiques où nos intérêts seraient fatalement sacrifiés".
Ce rapport peut se trouver dans le livre «Storia delle relazioni internazionali» , aux éditions Monduzzi.

Si certains avaient encore quelques doutes sur l'essence nazie de l'Union européenne, et sur les résultats qu'elle procurerait, il est maintenant nécessaire de tirer les conclusions qui s'imposent. 

"On" a fait tout ce qu'auraient fait les nazis s'ils avaient gagné la guerre.


Gigi Houille

lundi 4 mai 2015

L'UE et la liberté de la presse


L'UNESCO, tous les 3 mai fête la journée de la libertée de la presse.

Journalistes tués en 2014
Donc pour rappel, neuf journalistes ont été tué en Ukraine en 2014 et déjà quatre autres en 2015. N'oubliez pas non plus le site de délation plébiscité par le gouvernement de l'Ukraine Kievienne et où Oles Bouzina se trouvait au "purgatoire" donc dans la liste à abattre ! Ainsi l'Ukraine est devenu le pays où la pluralité des opinions, et l'indépendance des médias ne sont même plus une idée. A l'occasion de la journée de la liberté de la presse promu par l'UNESCO,  l'habitude est que le haut représentant  de l'Union Européenne aux affaires étrangères fassent une déclaration. Si sans surprise, on ne parle pas de la situation déplorable des médias à l'intérieur de l'UE (on n'a pas encore vu de dictature se dénoncer), on s'attendait, naïvement, pour le moins à une allusion à la situation ukrainienne.

Et donc, à cette occasion, voyons ce qu'a déclaré Federica Mogherini, l'ex vice présidente de la fondazione Italia USA (qu'elle représentait lorsqu'elle rendait visite à l'otan). D'ailleurs, pourquoi sur la page d'accueil de la fondation Italia USA, il n'y a que des drapeaux des Etats-Unis ? Une fondation qui dit promouvoir  la coopération entre deux pays devrait au minimum présenter les deux drapeaux sur la page d'accueil de son site, non ? A moins qu'un des deux pays soit (considéré comme) une colonie.
Donc Mogherini, remplaçante de Catherine Ashton, et qui s'est vu renforcée il y a peu par Michel Barnier, (c'est dire si on a confiance en elle au sein des institutions), bref Federica Mogherini s'est pliée à l'exercice de se fendre d'une déclaration de complaisance pour cet événement :
"Aujourd'hui, nous célébrons la Journée mondiale de la liberté de la presse UNESCO. Des médias libres, diversifiés et indépendants sont essentiels dans toute société démocratique..."
On va donc commencer par rappeler le récent sondage sur l'opinion de la presse dans quelques pays de l'UE car pour Mogherini, comme pour la commission européenne, il n'est pas ici question de remettre en doute cela. Donc le sondage est réalisé par un institut anglais et voici les résultats o combien évocateur ! 54% des européens ne croient pas leur journaux sur le traitement de la crise en Ukraine ! Cela pose un certains problème le libertés des médias, d'indépendance et de pluralisme, mais bien évidemment ce n'est pas la question du jour ..


Venons-en directement à la fin de la déclaration. Je note simplement que la déclaration est très générale et ne parle de rien de précis géographiquement. Elle se termine comme cela: 
" l'UE est déterminée à continuer à utiliser tous les instruments financiers externes appropriés de l'UE afin de mieux protéger et promouvoir la liberté d'opinion et d'expression et pour soutenir la liberté des médias et le pluralisme."
Voilà l'indice pour trouver un élément géographique et d'ailleurs en tant que commissaire aux affaires extérieures c'est plutôt normal. Elle parle de moyens de financement externe. Ceux qui arrivent notamment en Ukraine. On ne va pas maintenant faire la liste de ces financements, mais mis en application en Ukraine cette phrase est un soutien continu au gouvernement  kievien qui reçoit déjà de l'argent de l'ue qui permet de continuer la guerre et  l'otan fournit en munition les milices. Voilà tout ce qu'on a eu dans la déclaration pour s’imaginer qu'on parlât de l'Ukraine alors que concernant la situation en Ukraine, l’odieux meurtre de Oles Bouzina vient à peine d'être perpétré. Les journaux qui ne soutiennent pas la guerre civile sont pris à parti. Et il y a tout juste deux jours, le journaliste d'investigation, l'Italien Franco Fracassi, a été mis en garde à vue à la descente de l'avion à Kiev. Il a été ensuite renvoyé dans son pays, en effet il écrit des articles qui ne plaisent pas aux autorités kieviennes ! On eut cru, encore naïvement, qu'en tant que compatriote, la Mogherini eut pu en dire un mot. 
C'est vrai j'en demande trop, c'est une déclaration générale, à quoi bon parler d'un pays frontalier de l'UE où sévit une guerre civile lorsque le journalisme est mis à mal dans le monde entier.

Comparons néanmoins à la déclaration de l'année dernière pour la même occasion. Voici le début, quasi identique à cette année :
 "À l'occasion du vingt et unième anniversaire de la Journée mondiale de la liberté de la presse, l'UE réaffirme qu'une pluralité de médias libres et indépendants constitue l'une des pierres angulaires d'une société démocratique en ce qu'elle facilite la libre circulation des informations et des idées et garantit la transparence et l'obligation de rendre des comptes."
Ici, on se gargarise du toujours même pieu mensonge. Nous savons bien que la diversité des médias en France n'existe pas. Je tiens à saluer l'initiative de Ruptures qui a besoin d'abonnés pour pouvoir s’agrandir. Je remarque tout de même que malgré les phrases générales et insipides, et malgré que la trame de la déclaration est la même, il  manque un paragraphe cette année qui était dans la déclaration de Lady Ashton . C'est celui-ci:

"L'UE invite tous les gouvernements à respecter les normes internationales et à mettre fin aux actes d'intimidation, de harcèlement et de censure et à la détention arbitraire dont sont victimes les journalistes, ainsi qu'à l'impunité. Les efforts visant à protéger les journalistes ne devraient pas se limiter à ceux qui portent officiellement ce titre, mais devraient aussi englober le personnel de soutien et d'autres personnes qui utilisent les nouveaux médias pour toucher un large public."
Cette année il est remplacé par :

"L'UE rend hommage à ces journalistes et les acteurs des médias qui ont perdu leur vie, été emprisonnés ou autrement subi les conséquences injustes pour avoir exercé leur droit à la liberté d'expression. Nous réaffirmons notre engagement à promouvoir et à protéger la liberté d'expression et la liberté des médias du monde entier, et de continuer à promouvoir la sécurité des journalistes et autres travailleurs des médias."

On transforme la responsabilité des gouvernement en un hommage aux morts. Déjà Catherine Ashton n'était qu'une caricature de diplomate mise là pour ne pouvoir faire d'ombre à quiconque mais à présent, on passe de la version allégée en sucre à la version à l'aspartame.
En 2011 on a eu tout de même droit à un petit :
 "Comme l'illustre l'actualité récente dans les pays voisins de l'UE..."
Mais cette année rien du tout. Et puis vous vous rendez compte si Mogherini avait dit cela, alors que même une robe Vuitton sur le magazine Elle peut être jugée anti unité de l'Ukraine dans les yeux de ces néo-fascistes ? D'ailleurs la commission a-t-elle fait un communiqué sur la mort d'Oles Bouzina ? Je n'en ai pas trouvé.
Encore une fois, et ça n'aura échappé à personne, l'UE ne fait des déclarations qu'en se laissant porter par le vent, elle ne pense qu'à une chose: ne pas sombrer. Quelle déclaration plus pertinente aurait pu faire Mogherini sans froisser quiconque au sein de l'UE ? Aucune! Quelque soit la position que Mogherini aurait prise, elle se serait confronté à des vision différentes des gouvernements au sein de l'UE et risquait de précipiter encore plus rapidement dans le gouffre cet édifice sans fondation qu'est l'union européenne. L'UE prouve par là qu'elle n'est pas un gage de paix. Tout simplement parce que l'UE politique n'existe pas. Elle ne pourra pas exister sans se confronter aux réalités des nations qui qui la compose et qui finiront par avoir sa peau.


Gigi Houille

samedi 25 avril 2015

OGM : INTERDICTION TOTALE dans l'agriculture ! UE ou Russie ?


Ces informations sont arrivées le même jour comme pour attirer notre attention sur cet état de fait. Elles nous montrent, on ne peut plus clairement, qui protège le peuple et qui protège les multinationales...
Ce 24 avril 2015, on apprend que la commission européenne, élue par personne, autorise la commercialisation de 19 nouveaux OGM au sein de l'UE pour la plus grande satisfaction des multinationales de l'agro-alimentaires. Onze de ces OGM font partie de la gamme Monsanto, les autres étant de propriété des allemands de Bayer, BASF et des américains de Dupont.

On apprend également ce 24 avril que la chambre basse du parlement russe, la Douma prononce une INTERDICTION TOTALE des OGM dans l'agriculture, adoptée en première lecture ! Ceci qu'il s'agisse de plantes, d'animaux ou des semences. Le projet de loi garde une exception pour la recherche scientifique.

Ainsi une fois de plus, on voit sans le moindre doute possible plusieurs éléments.
  • La commission européenne est aux mains des lobbys et n'a de cesse de les satisfaire. Ceci ne laisse évidemment présager rien de bon pour le futur traité transatlantique,Tafta, dont seul la sortie de l'Ue pourrait nous en prémunir efficacement.
  • Un autre élément important est que l'entité qui est en mesure et qui peut œuvrer légitimement pour protéger le peuple, n'en déplaise aux supranationalistes, n'est autre que l’État, comme le montre l'exemple russe. Alors qu'en occident il est chahuté au quotidien comme un organe inefficace, qui devrait s'effacer en faveur de la supranation européenne dans tous les éditos de nos médias !
  • Dernier élément, ceci prouve que la Russie possède une démocratie bien plus vivante que la notre, puisque qu'elle n'a à déléguer à personne aucun pouvoir concernant le bien de son peuple. Quand 80% des Français ne veulent pas d'OGM, peut-on se sentir protéger par cette entité non-élue qu'est l'UE et qui fait des courbettes à n'en plus finir devant les grands groupes et lobbys mondiaux ?
C'est donc bien au niveau des États que se prennent les grande décisions, celles qui protègent les peuples.


Gigi Houille

lundi 20 avril 2015

Un opposant à l'Otan assassiné au Monténégro !

"Manifeste contre l'Empire - Saša Marković
Devant le nombre considérable d'articles traitant de la nouvelle, j'ai grandement hésité à en faire un moi-même qui ne ferait que se noyer dans un déjà présent et efficace système médiatique français. C'est en effet une particularité française que 100% des journaux aient le même angle de vue concernant un certain nombre de sujets, et notamment géopolitique comme...l'Otan.
Avez-vous vu déjà un journal français se positionner anti-otan ? L'Autre question aurait-été de dire, avez-vous déjà vu un journal français ne pas se positionner et s'en tenir aux faits, mais ça n'est pas dans la culture de notre pays. La troisième façon de voir la chose est de demander a-t-on déjà vu des médias français omettre des faits ce qui leur laissent la possibilité de ne pas prendre position (surtout lorsque la position ne les arrange pas).
Concernant l'Otan, on peut dire au minima que la presse française n'est pas très acerbe évidemment. C'est d'ailleurs certainement pour cela qu'ils ont tous parlé comme un seul homme du meurtre de Saša Marković ! Ils suffit de faire une recherche gogole pour voir le nombre impressionnant d'article concernant le meurtre:
 
Évidemment si le personnage était pro-otan ou anti-brics, la nouvelle eut tôt fait le tour de la galaxie médiatique occidentale. On aurait déjà trouvé les responsables présumés, clamé au manque de démocratie, appellé à une intervention occidentale que sais-je encore... Seulement voilà, c'est le contraire. Saša Marković dénonçait l'impérialisme occidentale, ainsi que le néo-libéralisme qu'il apparentait à de l'esclavagisme. Alors évidemment pourquoi en parler lorsqu'on est un média asservi à cette cause ? Car même si les commanditaires n'ont rien à voir dans le meurtre, (ou pas - ce qui reste à prouver), son décès entacherait évidemment ces ennemis, alors surtout n'en parlons pas !
"Manifeste contre l'Empire" Saša Marković
Pourtant Saša Marković avait un vie politique, en tant qu'ancien député de l'union libérale du Monténégro, et représentant de l'assemblée de Serbie et Monténégro. Il était aussi écrivain, auteur de "Manifeste contre l'empire - une contribution à l'histoire du néo-impérialisme américain". 
Mais alors que le Monténegro est "candidat" à l'entrée dans l'Otan, et que l'Otan doit tout faire pour l'intégrer d'ici la fin de l'année, le meurtre d'un des plus farouches opposant à cette intégration ferait  ombrage au story-telling officiel occidental d'histoire d'amour entre le Montenegro et l'Otan, surtout que deux jours avant le meurtre, le 15 avril, l'otan félicitait le premier ministre monténégrin pour sa formidable avancée euro-atlantiste !
Comme tout pays en discussion avec l'Otan, le Montenegro est également en discussion avec l'UE. Au moins à ce titre, on aurait pu espérer recevoir l'information, si réellement l'UE était l'union des peuples, alors il faudrait au minimum qu'elle produise ce lien pour que l'on se connaisse entre nos différents peuples. En ne publiant rien sur ce meurtre, les médias pro-européistes démontrent que l'idée de l'UE est un effacement des peuples, un anéantissement des idées, un complet totalitarisme comme ils aiment pourtant à les dénoncer dans le reste de la terre.
Visite du premier ministre monténégrin à l'Otan le 15 avril 2015
Et voilà ce que disait son premier ministre il y a peu:
« ... l’État de droit est un objectif clé de mon gouvernement... et non parce que l’UE nous le demande. ...Ce sont nos priorités autant que celle de la Commission ».  Lui même avait été mis en cause dans des trafics notamment de cigarettes avant que l'Italie ne classe l'affaire.

Pour contre-balancer voilà  par exemple une phrases de Saša Marković:

« Le Monténégro est un pays occupé par les États-Unis. Pour le moment, c'est de facto, et de droit ce sera lorsqu'ils nous auront poussé de force dans l'OTAN. Le fait est que certains partis politiques feignent leur indépendance et la capacité d'opposition, mais en fait, les autorités monténégrines  passent par l'avis de l'ambassade américaine».
Il disait que les 3/4 des parlementaires du Monténégro sont pro-otan alors que les 3/4 de la population sont contre. Il était l'un des intellectuels les plus virulents contre l'entrée du Monténégro dans l'OTAN, dénonçant la criminalité et la corruption. Il était un défenseur de la réconciliation après la division artificielle entre les Serbes et les Monténégrins.

Il traitait notamment des politiques mondiales du 20ème siècle et du rôle des élites anglo-américaines qui, sous le couvert de valeurs humaines et démocratiques, imposent au monde une manipulation des médias de masse, l'alchimie financière de portée mondiale, des sanctions et des guerres constantes.


Au cours de sa carrière il fut notamment le directeur d'une radio indépendante "Monténégro libre", ce qui me permet de donner ce lien sur un récent bilan sur les médias (en italien) dressé par diverses ong locales qui montre les gros problèmes démocratiques du pays.


Diverses sources régionales


Gigi Houille

vendredi 17 avril 2015

Le projet "PEACEMAKER" ! L'Otan centraliserait les informations, favorisant la délation, et les exécutions en Ukraine !

Il existe un site "ukrainien" qui est une base de donnée que l'on complète au fur et à mesure. On recense les données de séparatistes, traitre à la patrie, envahisseurs russes, etc ... Ce site est hébergé sur des serveurs de ...... l'OTAN.





Et on y trouve donc sur ce site .... les coordonnées de Oles Buzina que l'on vient de retrouver abattu près de chez lui. Je mets un lien de médias français, pour une fois qu'on en parle. Notez tout de même que le journaliste était un journaliste ukrainien ! Quand notre medias le donne juste pro-russe. Chose classique Porochenko met ça sur le compte des Russes...
(notez également sur la capture d'écran le "404" juste avant la date, sous le nom ! Nous le retrouverons plus bas)

Le site regroupe plus de 7500 profils dits séparatistes, traitres à la patrie, etc ... on y trouve de tout, une mamie professeur de mathématique, etc, bref..
Question: qu'arrive-t-il aux traitres à la patrie en temps de guerre ? En effet, c'est la peine de mort. L'Ukraine étant devenu encore plus qu'avant un État de non-droit, on imagine bien ce qu'un site pareil peut provoquer.

Fut également assassiné il y peu, près de chez lui, Oleg Kalashnikov, opposant à Poroshenko. Et quelle surprise, une page lui était consacrée sur le site avec ses coordonnées. Notez aussi le "404" sous le nom:

 
Le "404" se retrouve sur le compte twitter du site (j'y ai mis la traduction automatique dans la capture):
On remercie l'agent 404 d'avoir accomplie sa tâche
2ème remerciement
Ainsi, ceci explique. Un type, avec comme pseudo 404, publie des données sur les profils, le 13 avril pour Oleg Kalashnikov et le 14 pour Oles Buzina, et un ou deux jour après, ces personnes sont exécutées près de chez elles ! Le site ensuite remercie l'agent 404 pour sa merveilleuse tâche accomplie ! Les mercenaires savent-ils qu'ils doivent suivre les publications de l'agent 404 desquelles ils auront droit à des rémunérations ? Peut-on présumer que l'on se sert de l'otan pour donner des contrats sur la vie d'opposants jugés comme périlleux pour la junte ?

Les listes, cela nous rappelle légèrement quelque chose, on ne peut pas dire que l'on ne sait pas ! Ici, un autre site de délation hébergé au même endroit;   https://operativ.info/
Toujours au même endroit, dans cette guerre de l'information-désinformation, le site https://informnapalm.org/
Voilà, on peut remercier l'Otan pour maintenir et même propager le chaos. On peut remercier l'UE qui en est en directement inféodée via l'article 42 du Traité sur l'Union européenne (page 26). Et on peut remercier nos gouvernements qui approuvent au minimum tacitement cet état de fait !

Ainsi, au lieu de donner des leçons de savoir vivre au reste du monde, commençons par un gros coup de ménage de notre côté.


Une des sources



MAJ:
J'ai oublié de le signaler mais comme il est souligné dans la vidéo d'Anatoly Sharii, avec l'excellent travail de traduction de Thalie Thalie, le site est mis en avant par tout les instances officielles du pouvoir ukrainien actuel :


MAJ 2:
Encore une énorme vidéo de Vincent Parlier, oul'on apprend à la fin que Victoria Shilova vient d'apparaitre sur le site et que l'agent 404 va donc d'urgence à Dniepropetrovsk !
à moins que n'y aillent les agents Milo et Shilo...



Courage à tous les résistants, ce sont des héros contre la machine occidentalo-fasciste qui tremble de perdre son hégémonie et qui est prête à tout !

MAj3:
encore une vidéo de Vincent Parlier qui fait un travail formidable de divulgation de la situation en Ukraine:


Gigi Houille



Maj 18/04/2015

Il semblerait qu'après une journée "down" pour le site (peut-être des hackers- peut-être les services de sécurité ukrainiens voulant migrer), on a dupliqué le site enregistré par un webdevelloper du même nom qu'un chef des services de sécurité de l'Ukraine dans la région de Tchernigov pour qui la liberté de la presse n'était déjà pas importante (est-ce le même?):
http://newvv.net/politics/ukraine/181407.html
la nouvelle adresse du site de délation
https://psb4ukr.ninja/
avec les nouveaux hébergeurs
http://whois.domaintools.com/psb4ukr.ninja

dimanche 5 avril 2015

Le Président estonien insulte des pays membres !


L'union européenne est et restera cet agrégat de pays n'ayant rien à faire ensemble sur tant de sujets. Cela s'est encore manifesté ces derniers jours avec les déclarations fracassantes du président estonien Toomas Hendrick Ilves.
Toomas a commencé par dire qu'il trouverait normal que l'otan fasse une réponse militaire commune en vertu de l'article 5 du traité de l'Atlantique nord si un pays subit une cyberattaque.
Là on est déjà pas mal, on vise qui ou quoi ? Le bureau des hackers ? Le pays entier dans lequel les cyberpirates se trouvent ? Le bâtiment gouvernemental voire présidentiel de ce pays ? C'est forcément Poutine ?  Faut-il aller bombarder la Russie ? Devant cette piètre réflexion, passons sans s'arrêter...

Il a également trouvé intelligent de dire que les pays qui étaient pour un assouplissement des sanctions envers la Russie étaient des « idiots utiles de Poutine ». En gros, il a une politique extérieur et les pays qui n'ont pas la même que lui sont des idiots. 
En tant que président, il est la première voix de la diplomatie du pays. Donc définir comme idiots les gouvernements qui ne sont pas d'accord avec lui, comme technique diplomatique, c'est au minimum indélicat. L'article cite comme pays qui seraient idiots utiles, l'Italie, la Hongrie, la Grèce et Chypre qui sont les plus pressant à l'assouplissement des sanctions envers la Russie.

C'est d'autant moins malin pour Toomas qu'il a fait des études de psychologie. A moins qu'il ne se sente très en confiance pour pouvoir insulter de la sorte d'autres pays. En réalité il a tout un cursus intéressant. Il a grandi aux USA. Il navigue entre l'université de Pennsylvanie et celle de Columbia. Il fait une maîtrise de psychologie. C'est peut-être là qu'il a appris à faire ses sourires à 100000$ qu'il distille aux médias. Après un passage aussi au Canada, il devient journaliste à Radio Free Europe, analyste puis directeur de rédaction. Quand on sait avec quelle méticulosité la CIA embauchait ses journalistes, devenir directeur de la rédaction est quasi synonyme d'être agent infiltré et au minimum revient à dire agent d'influence de la CIA.

Il a fait un message de bienvenue aux géorgiens au sein de la FAMILLE EUROPEENNE ! Il avait déjà déploré en 2008 la non proposition au sommet de Bucarest de rapprochement de la Géorgie à l'otan !


En bon agent d'influence, il est proche des instituts américains d'exportation de la démocratie.
Toomas Ilves avec Madeleine Albright à la NDI où il est fréquemment invité
Ce monsieur qui se permet d'insulter d'autres pays, qui plus est, des pays membres de la même union que lui, fait tout ce qu'il peut pour les intérêts géopolitiques américains. En revanche, que 100000 citoyens dans son pays n'aient pas le droit de vote, ça ne dérange pas les USA, donc ça n'est pas au programme du national democratic institute de Madeleine Albright et par conséquent ça n'est pas non plus au programme de Toomas Ilves.

Ce personnage a même été décoré de l'ordre national de la légion d'honneur et son président fait grand commandeur de la légion d'honneur, ce qui en dit long sur la situation de la France et de ses décorations qui représentaient peut-être même plus sous la présidence de Jules Grévy pendant la IIIème République qu'aujourd'hui !

Pour conclure, en rappelant que les pays européens ont refusé de signer à l'ONU une résolution qui condamnait le nazisme, une partie de ces mêmes pays se fait allègrement insulter sans qu'on n'en fasse grand cas. Aurait-on rappeler ses ambassadeurs en Estonie pour consultation suite à ses déclarations ?
Peut-on se permettre d'insulter la politique étrangère d'autre pays qui plus est, pays membres ?

Tout cela nous prouve encore que l'Union européenne, les valeurs prônées et la « fraternité » entre les États ne sont qu'un mythe, qu'un leurre, et que toute action menée en leur nom amène plus de tensions que n'en résout. Ainsi plus tôt cette union factice aura disparu et plus tôt il sera envisageable de construire autre chose où de grands diplomates reviendraient au devant de la scène et où finalement les intérêts de chacun seraient pris en compte.

Gigi Houille

mercredi 14 janvier 2015

De la marche "je suis charlie", solidarité des peuples..

Je ne vais pas lister les invités de Hollande, ni ceux qui se sont invités, leur CV, les libertés d'expression dans leurs pays respectifs,  des journalistes l'ont assez bien fait un peu partout, oubliant de temps en temps (souvent) de faire les curriculum vitae de Porochenko ou de Netanyaou.
Je ne vais pas non plus insister sur les utilisations par le gouvernement français des manifestants à la marche "je suis charlie", rien dire sur les lois liberticides qui vont certainement se multiplier, pas un mot non plus sur plus de financement et d'engagement militaire au moyen orient pour le déstabiliser encore plus, lui qui est déjà à feu et à sang. Non rien de tout cela. Je trouve même plutôt saine la réaction en nombre des participants à la marche républicaine, réaction logique après ce massacre et cette atteinte à la paix dans l’hexagone. Je suis également persuadé que la plupart sont venu principalement pour dire simplement et naturellement non au terrorisme et n'ont pas vu les implications, citées plus haut, que cela aurait, et l'utilisation politique de leur présence, seules raisons qui a poussé nombre d'autre français à ne pas participer à cette marche. Non c'est faux, comme autre raison, le mot d'ordre je suis charlie pouvait également provoquer des réticences chez certains, je conchie le terrorisme aurait été plus clair et plus fédérateur. En effet comment un musulman peut dire je suis charlie, représentant quelqu'un qui a fait ce que les musulmans s'interdisent.  On met les musulmans face au choix soit de se renier pour ne pas soutenir le terrorisme soit d'être des terroristes virtuels ! Charlie ou terroriste ! C'est tout simplement inacceptable pour la République que nous sommes, c'est pour cette raison que le slogan je suis charlie mais de facto une frange de la nation en marge et de facto ne peut représenter une unité nationale ni une marche républicaine.
Une fois dit cela je veux jeter un oeil sur les photos de la manifestation, car nul doute que les participants, étaient là contre le terrorisme et avaient besoin de solidarité et d'humanité dans un élan compassionnel, alors voyons nos photos, et regardons comment on manifeste sa solidarité en tant qu'être humain de différentes origines:
D'abord et avant tout, on voit beaucoup de drapeau français qui font chaud au cœur

Ici un drapeau portugais venu rempli d’empathie

Les couleurs de la Roumanie aussi étaient présentes

Ici on voit l'Algérie, la Norvège, la Turquie, la Palestine


Voici un drapeau letton sous celui norvégien

La Tunisie est représentée, la Turquie, l'Egypte..

Ici un drapeau bulgare à gauche

Un drapeau espagnol sur la gauche, un drapeau du Royaume uni au centre droit

J'ai pas pris toutes les captures mais il y avait aussi les couleurs russes qui ont été vues, le drapeau ukrainien, celui d'Israël, et tant d'autre encore, toujours au milieu des drapeaux français....


Ainsi ce sont manifestés les solidarités populaires parmi les Français avec leur drapeau national, ainsi qu'avec les drapeau nationaux d'autres pays. Et ce qui à moi m'a sauté aux yeux, c'est quel drapeau a été utilisé pour témoigner de la solidarité entre voisins européens. Alors qu'on nous parle d'un soit disant peuple européen comme solution à tous nos déboires, en réalité (excepté un type cf image suivante) lorsque le peuple s'exprime, met ses tripes sur la table et partage une émotion, et bien ce n'est pas le torchon bleu étoilé qu'il met en avant, mais bel et bien les drapeaux nationaux ! 
Ah tiens, un drapeau européen passant par là, le seul que j'ai aperçu dans la marche
Ainsi ce jour, s'il n'a pas marqué l'unité nationale, ou l'unité mondiale comme les médias ont voulu le faire croire, et bien il a révélé à qui a bien voulu voir, dans cet élan solidaire entre ceux qui n'avait aucun frein d'appartenance à ce mouvement qu'il n'y a aucun lien entre les peuples d'Europe et l'union européene, qu'il n'y a pas de sentiment d’appartenance et que cela n’empêche pas des sentiments de compassions, qu'il n'y a pas de reconnaissance commune derrière une bannière qui se dit commune, que cette bannière bleue étoilée ne repose sur aucun peuple et qu'elle n'est rien d'autre qu'un programme politique unique auquel on demande de souscrire ou de se taire ! Ce dimanche 11 janvier dans les villes françaises, le monde entier a pu voir que pour les peuples d'Europe, l'union européenne n'existe pas !


Gigi Houille

jeudi 1 janvier 2015

Grèce: "On efface la dette mais sortez de l'euro", etc ...



Avec les élections à venir, de plus en plus de voix se font entendre sur la Grèce et notamment en Allemagne.
Tout d'abord voici la traduction (couci-couça) d'un article du Handelsblatt où on apprend ce qu'en pense Klaus-Peter Willsch qui n'en est pas à sa  première sortie dans ce genre :

Berlin: À la lumière de nouvelles incertitudes politiques en Grèce, le député CDU de Hesse Klaus-Peter Willsch demande d'adopter des mesures pour l'Eurozone. "Les événements montrent qu'on ne peut pas continuer comme ça. Il a été brûlé trop d'argent, il faut mettre fin à ceci" a déclaré le député de la commission économique du Bundestag à Handelsblatt. Plus tard s'obtiendra le projet de loi, et plus cher il sera.
Willsch estime donc que c'est une grosse erreur que de retenir la Grèce à tout prix dans la zone euro. "Seulement si la Grèce quitte l'euro, mais bien sûr, reste membre de l'UE, le pays retournera à respirer», a déclaré le politicien du CDU.
Il serait préférable d'effacer une partie de la dette de la Grèce en contrepartie pour le pays la sortie de l'euro. "Seulement de cette manière sera une nouvelle perspective positive pour la Grèce, la zone euro et pour l'Europe"
Willsch a rappelé à cet égard qu'à la Grèce a été donné ces dernières années près de 240 milliards d'euros de fonds d'aide internationaux. «C'est une première dans l'histoire de la solidarité. » Mais depuis quatre ans et demi, ce fut du temps perdu. La dette est plus élevée que jamais.
Mais encore une fois, la Grèce se porterait mieux que « si le peuple grec comme un seul homme se tennait derrière les mesures de consolidation » a déclaré Willsch. Ils ne le font pas malheureusement. "Au contraire, on recherche des coupables partout, mais où sont-ils réellement : en Grèce elle-même »
Au lieu d'enfin s'attaquer aux problèmes du pays, le pays est également empêtré dans des « luttes politiques internes graves » a ajouté le politicien de la CDU. Et il est vrai : « Peu importe qui gagne l'élection des contrats sont des contrats et doivent être respectés. »


Mais Klaus-Peter Willsch n'est pas le seul à avoir son idée sur la Grèce; Après le "On vous efface la dette mais sortez de l'euro", on a aussi Michael Fucks (CDU) qui en est allé de sa petite remarque  :
« les temps où nous devions sauvé la Grèce sont révolus. Il n'y a plus cette possibilité de chantage. La Grèce n'a plus cette importance systémique pour l'euro »
« Si Tsipras du parti de gauche pense qu'il peut réduire les efforts de réforme et les mesures d'austérité, alors la Troika pourra aussi réduire les crédits pour la Grèce ».

Mais pourtant le chef de l'institut for Economic Research Hans-Werner Sinn a dit au journal Tagesspiegel que l'une des meilleurs options pour la Grèce était une sortie de l'eurozone.
Il a ajouté que « de nouvelles réductions de la dette seront nécessaire encore et encore, à moins que le pays sorte de l'eurozone et dévalue pour retrouver de la compétitivité. »
Mais pour le moment Syriza ne désire pas sortir la Grèce de l'Eurozone et Schauble quelques jours plus tôt prévenait que tout nouveau gouvernement devait respecter ce que les gouvernements précédent avaient signé. Ce ne sont que quelques phrases, mais il y a aussi l'arrêt des aides du FMI, qui, en attendant de connaitre le nouveau gouvernement, ne sont absolument pas des mesures d'intimidation évidemment.

Plus sournoisement la réaction de Moscovici décidément c'est une spécialité des dirigeants français du moment. Notre commissaire européen national dit fièrement :
« C'est la démocratie, ce sont les Grecs qui, librement, vont choisir leur futur dirigeant légitime", un processus qu'il faut "accepter", selon l'ancien ministre de l'Économie. "Je n'ai pas, comme commissaire européen, comme citoyen français, européen, à donner quelconque consigne de vote, à peser sur une élection, insiste-t-il. Il y a une légitimité démocratique qui n'a pas à être contestée" ».
Pour finir en disant:
« Ce que souhaite la commission c'est que le processus électoral débouche sur un choix fait pour des réformes, elles seront nécessaire pour l'économie grecque, et sur un choix pro-européen », affirme-t-il avant de conclure : « Je souhaite, nous souhaitons, que la Grèce reste dans la zone euro, c'est bon pour la zone, c'est bon pour la Grèce. »

Et que ne faisait-il quelques jours plus tôt à Athènes ? Il disait la même chose : 
« Je ne mêle pas du tout de politique grecque, il y a une démocratie » tout en ajoutant : « L'idée d'envisager de ne pas rembourser une dette énorme est suicidaire. Ce n'est pas possible, ça signifierait faire défaut et c'est ce que nous avons cherché à éviter pendant des années, a-t-il encore averti..... ». Et encore: « Ce dont nous avons besoin maintenant, c'est de terminer le programme en cours (...) et je suis persuadé qu'en restant proche les uns des autres, nous pouvons y arriver.. ».
Donc en résumé pour Moscovici c'est "je ne me mêle pas mais ce qu'il faut faire n'est pas ce que propose Syriza". Allez en Grèce pour dire ça, ce n'est effectivement pas s'en mêler ni donner des consignes de vote!

Ces élans de faits et citations venus de dirigeants occidentaux démontrent une chose principalement, la solidarité européenne est un mythe et les pays se considèrent concurrents entre eux. Chacun n'y voit que ses intérêts. Les Allemands, quand ils parlent librement, essaient de garder les créances qui peuvent être sauvées, Moscovici fait ce pour quoi il a été nommé, et le FMI tente de garder sous son emprise le pays afin de finir de le vendre pierre après pierre. On veut donner ci et là une direction à la Grèce non pas pour sauver le pays mais pour sauver un système comateux au détriment des peuples. Alors, que Syriza remporte les élections le 25 janvier est fortement probable, quant à l'application de son programme, entre les jeux de pression de l'UE,  de l'Allemagne, du FMI, nous sommes certains d'une chose, c'est qu'encore beaucoup de gens vont souffrir de cette dictature ultra libérale.

Conseil de lecture sur le sujet, cet article de Jacques Sapir :



Gigi Houille